Malgré les PGE, les entreprises risquent d’avoir des défauts de paiement

un chef d'entreprise en train de faire ses comptes

La pandémie du Coronavirus a failli mettre sur la paille de nombreuses entreprises. Heureusement, l’État a mis en place des prêts sans taux d’intérêt pour les aider à redynamiser leurs activités. L’économie s’est ainsi améliorée peu à peu, mais les banques veulent tout de même assurer leurs arrières, redoutant des défauts de paiements.

Le coronavirus n’a pas fait que des ravages dans le secteur santé. L’épidémie a aussi fortement impacté le milieu financier. Les banques ont tourné au ralenti et les entreprises se sont retrouvées dans l’incapacité de rembourser leurs prêts. La situation s’annonçait d’autant plus catastrophique, car plusieurs enseignes ont eu beaucoup de mal à se relancer malgré la reprise.

Pour éviter un chaos total et l’effondrement de l’économie, le gouvernement a décidé de mettre en place les prêts garantis par l’État (PGE). Ces crédits accordés aux entreprises n’incluront pas d’intérêts, quel que soit l’établissement prêteur. Il est donc inutile d’effectuer une comparaison banque pour savoir quelle enseigne propose le meilleur taux.

Les PGE, insuffisants pour éviter la crise économique ?

Les entreprises ont poussé un grand ouf de soulagement à l’annonce de la mise en place des PGE. La plupart d’entre elles ont affirmé que ce soutien financier devrait sans nul doute les aider à redynamiser leurs activités.

Toujours est-il que les enseignes bancaires sont loin d’être aussi optimistes. En effet, la quasi-totalité des professionnels du secteur estime qu’une crise économique est inévitable et qu’elle devrait surgir bien avant le remboursement des prêts. C’est pourquoi les banques ont décidé de prendre les devants en se constituant une réserve conséquente de capital.

Elles prévoient, en outre, une vague de défauts de paiements de leurs clients malgré les PGE. Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management, a expliqué que :

Les banques provisionnent frénétiquement. Elles se préparent aux impayés des entreprises sur leurs PGE et sur d’autres crédits contractés avant la crise sanitaire.

Eric Dor.

D’ailleurs, ces emprunts devront être remboursés à partir de mars 2021, sur une période de cinq ans. Un délai trop court selon Laurent Munerot, président de l’Union des entreprises de proximité, et qui devrait être rallongé de deux ans. Ainsi, même les organismes emprunteurs craignent de ne pas pouvoir rembourser leurs dettes à temps.

Même constat pour les prêts à la consommation, le marché du travail est incertain en ce moment, le taux de chômage devrait augmenter d’ici peu. Une situation qui fragiliserait financièrement les particuliers, et pourraient entrainer des défauts de paiement.

Les banques restent solides

Ces réserves de capital sont représentatives du coup du risque. Or, cet indicateur est en hausse ces derniers temps. Les établissements bancaires souhaitent donc assurer leurs arrières, et aucune succursale n’échappe à la règle, même les leaders du marché. La Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole ont tous mis des fonds de côté pour prévenir de ces éventuels impayés. Ils se sont chacun constitué des provisions aux alentours de 1,3 milliard d’euros.

C’est cette réserve qui explique notamment les résultats peu prometteurs de ces compagnies au cours du second trimestre. En effet, les bénéfices générés sur cette période ont été directement redirigés vers les stocks de provisions.

Les banques sont ainsi dans une position délicate, mais la situation semble bien moins catastrophique qu’ils ne l’ont imaginée. En effet, depuis la crise de 2008, des mesures de prévention ont été adoptées afin d’éviter un nouveau chaos économique. Les régulateurs européens ont notamment imposé aux établissements bancaires de se constituer des fonds propres. Cela a permis d’amortir les effets de la crise du covid-19.

Ironiquement, cette réforme sur les fonds propres était sujette aux débats peu de temps avant la pandémie sanitaire, de nombreux acteurs du secteur souhaitaient qu’on l’abroge. Si ces derniers avaient eu gain de cause, la situation actuelle serait toute autre.

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