Les néobanques font partie des rares acteurs du numérique à traverser une mauvaise passe à cause de la crise sanitaire

Deux hommes en échange sur les neobanques

Les néobanques font partie des rares acteurs du numérique à traverser une mauvaise passe à cause de la crise sanitaire. C’est du moins, ce que s’accordent à dire les observateurs prenant en compte les différents éléments portant à croire à un aboutissement aussi négatif dont les principales enseignes connues dans ce domaine font l’objet.

En effectuant une comparaison des banques, il serait facile d’admettre que l’essor des néobanques est incontestable ces dernières années. Du moins, jusqu’à ce que l’épidémie du coronavirus fasse son entrée pour changer la donne en accordant cette fois l’avantage aux acteurs bancaires classiques.

Pour le dire, il suffit de prendre en compte le fait que les fintech ont connu la pire période de leur existence depuis la crise qui n’a pas manqué d’impacter négativement sur leurs activités et leur performance affichant une dégradation considérable durant les six premiers mois de 2020. Une situation donnant la preuve de l’existence d’une certaine faille dans leur modèle économique selon certains analystes.

Le premier semestre 2020 a été un fiasco pour les néobanques

Pour les néobanques, les six premiers de 2020 se résument en un mot, fiasco. Pour s’en convaincre, il suffit de voir que par rapport en 2019 sur la même période, ces dernières ont vu s’effondrer d’une manière drastique les investissements portés en leur faveur avec chute élevée à 39%. Une raison suffisante pour dire que ces dernières ont traversé la pire saison de leur existence en notant qu’aucune d’entre elles n’a été épargnée si ce n’est que de prendre en compte les plus connues.

À commencer par la plus populaire qui est riche d’un portefeuille clientèle de quelque 13 millions d’abonnés et qui a affiché la plus mauvaise prouesse. Entendons par là Revolut accumulant à elle seule différentes sources de problèmes se manifestant essentiellement à travers :

  • Des soucis de liquidités ;
  • Des licenciements ;
  • Des difficultés à assumer techniquement le rythme effréné d’acquisition de nouveaux comptes ;
  • Le scandale Wirecard révélant des fraudes comptables ;

Des tendances à priver ses utilisateurs de l’accès à leurs ressources pendant plusieurs semaines voire des mois.

Soit, autant d’indicateurs portant à croire que l’enseigne s’est retrouvée dans une très mauvaise posture en notant qu’elle n’est pas la seule puisque l’on peut également énumérer :

  • Monzo qui a vu sa valorisation passer de 2,6 à 1,6 milliard de dollars ;
  • N26 qui continue d'accuser des pertes importantes évaluées à 86 millions pour un revenu total estimé à 50 millions de dollars ;
  • Starling qui peine à augmenter sa base de clients dépassant à peine la barre de 1 million.

Lestées par deux éléments majeurs

Aux yeux des analystes, cette décadence avérée des néobanques au premier semestre de 2020 n’est pas fortuite. Elle a été essentiellement portée par deux éléments majeurs s’expliquant dans un premier temps à travers une certaine faille au niveau de leur modèle économique qu’un économiste a tenté de révéler en s’exprimant en ces termes :

Pour l’heure, ce modèle économique est un pari, qui ne sera tenable qu’avec un nombre d’acteurs réduits. De gros défis doivent encore être relevés pour réduire le gouffre entre leurs valorisations très élevées et leur profitabilité.

Ce, en partant du fait que ces dernières se contentent de ramasser les miettes des géants bancaires et que leurs services sont gratuits dans la grande majorité des cas.

Des problèmes majeurs qui ont été accentués par la pandémie engendrant l’effondrement du tourisme, alors qu’il s’agit là de la part principale de leur activité étant donné que le secteur leur offre les avantages des facilités de paiement internationaux et de la gratuité des taux de change.

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