Les banques centrales sont prêtes à céder une part de leurs réserves d’or

Plusieurs lingot d’or empilé les uns aux autres

Pour faire face aux impacts de la crise, les banques centrales ont consenti à se délester d’une partie de leurs réserves d’or. En effet, un rapport publié par le Conseil mondial de l’or (CMO) révèle que les ventes de métal jaune des institutions monétaires ont été supérieures aux achats au cours du dernier trimestre.

Hausse des ventes

Au cours de la dernière décennie, les institutions monétaires des pays émergents ont fait preuve d’une grande soif pour l’or. Elles totalisent 656 tonnes d’achats de métal jaune en 2018, le plus haut niveau en 50 ans.

Important L’or étant considéré comme un moyen de diversification des réserves monétaires, cette approche leur permet de se protéger contre les fluctuations liées aux politiques monétaires non conventionnelles et aux différentes sources d’instabilité (conflits armés, ascension des populismes, tensions commerciales…). En même temps, se constituer une réserve d’or permet de s’affranchir de l’influence du dollar américain.

Au troisième trimestre 2020, la demande d’or a chuté de -19 % pour s’établir à son niveau le plus bas au cours des dix dernières années. Les ventes nettes se sont établies à 12,1 tonnes.

Les institutions monétaires de la Turquie et de l’Ouzbékistan se trouvent en tête du classement. Elles ont respectivement cédé 22,3 et 34,9 tonnes de métal jaune au cours de cette période.

Des prix avantageux pour les banques centrales

Selon les analystes, le déclin des réserves turc s’explique par la hausse de la demande intérieure en or aux mois d’août et septembre. Ce qui a engendré une forte fluctuation du trading entre les banques commerciales et l’institution monétaire. En plus, mis à part les impacts de la pandémie, les tensions géopolitiques ont mis la monnaie turque sous pression.

Pour sa part, l’Ouzbékistan qui dispose d’une réserve d’or importante, de l’ordre de 307 tonnes, a voulu profiter du cours élevé de ce métal précieux pour faire face aux impacts économiques de la crise sanitaire.

Pour cette même raison, d’autres banques centrales se sont également délestées d’une part de leurs réserves d’or. C’est le cas entre autres des instituts monétaires du Tadjikistan qui a vendu 9,2 tonnes de ce métal précieux, des Philippines (7,8 tonnes) et même de la Russie (1,2 tonne).

Pour les observateurs, cet engouement pour la vente est lié au prix élevé de l’or. Dans un contexte où les tensions sur les budgets sont particulièrement fortes, les banques souhaitent en tirer avantage.

À noter que pour la première fois dans l’histoire, l’once d’or se négocie à 2 000 dollars. Pour les particuliers, l’occasion est donc rêvée pour investir dans ce métal précieux. Pour cela, ils pourront passer par un comparateur de banques et choisir parmi les établissements qui permettent d’acheter ou de vendre de l’or.

Certaines sources révèlent néanmoins que quelques institutions ont renforcé leurs stocks de lingots pour assurer leurs stabilités financières face au climat d’incertitude liée à la pandémie.

C’est le cas entre autres des banques centrales de l’Inde et des Émirats Arabes Unis qui ont respectivement acquis 6,8 et 7,4 tonnes d’or sur cette période.

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