De nouvelles mesures s’ajoutent aux dispositifs de soutien destinés aux banques européennes face au choc économique du Covid-19

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De nouvelles mesures s’ajoutent aux dispositifs de soutien destinés aux banques européennes face au choc économique du Covid-19. Il s’agit là de l’une des dernières nouvelles annoncées par l’Europe suite à une prise de décision effectuée en début juin dernier par les eurodéputés de la commission des affaires économiques et monétaires.

Depuis le début de cette crise sanitaire du coronavirus en Europe, les banques ont été appelées à soutenir l’économie européenne en apportant leurs aides aux entreprises ainsi qu’aux particuliers à travers les offres de prêts. Tout simplement parce qu’en cette période difficile, elles sont les mieux armées pour résister aux conséquences de cette épidémie.

Pour les soutenir dans cette noble tâche, différents dispositifs ont été ainsi mis sur pied par les autorités européennes notamment à travers des séries de mesures adoptées par la BCE, l’EBA et le SSM. Mais il semblerait que ce ne soit pas suffisant si l’on tient compte du fait que certains établissements ont commencé à montrer des signes inquiétants. Une raison de plus incitant les eurodéputés de la Commission européenne à mettre sur pied une nouvelle mesure qui devrait leur permettre de retrouver de leur vigueur.

Les banques commencent à montrer des signes d’affaiblissement

En Europe, les établissements bancaires figurent en tête de liste des acteurs à démontrer un fervent dynamisme pour aider la structure économique à tenir le coup face aux conséquences de l’épidémie du coronavirus. Bien qu’ils démontrent une meilleure résistance que les autres secteurs d’activités, ils sont toutefois aussi vulnérables aux effets de cette crise sanitaire en laissant entrevoir des signes d’affaiblissement.

À titre de comparaison banque, l’on peut d’ailleurs prendre en exemple le cas des quatre plus grands acteurs financiers français que sont BNP Paribas, Société Générale, groupe Crédit Agricole et groupe BPCE. Ce, à travers le bilan annuel de l’ACPR (l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) mettant en exergue au premier trimestre de cette année :

  • Une hausse de 130% de la charge du risque ;
  • Une diminution de leur résultat net de près de 50% ;
  • Une baisse de 4,8% de leur produit net bancaire (PNB).

Soit, autant d’indicateurs incitant François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France à dire que :

Les résultats du premier trimestre 2020 portent déjà la trace des difficultés économiques et du choc sur les marchés financiers.

 

Les banques peuvent compter sur différents dispositifs de soutien

Compte tenu du cas de ces banques françaises, l’on pourrait dire que les acteurs financiers ne sont pas à l’abri des difficultés face à cette crise sanitaire et économique. Mais comme les autres filières, elles peuvent aussi compter sur différents dispositifs de soutien de la part de la Commission européenne notamment à travers la BCE (Banque centrale européenne) et l’EBA (Autorité bancaire européenne) et le SSM (Conseil de supervision unique).

Pour sa part, la BCE a :

  • Fourni aux banques des capitaux temporaires et un soulagement opérationnel de circonstance ;
  • Demandé aux banques de la zone euro de ne plus verser de dividendes ni de racheter d'actions propres jusqu'à la fin de la pandémie.

De leur côté, l’EBA et le SSM ont :

  • Autorisé, temporairement, les banques à ne plus respecter les exigences dites de pilier 2 ;
  • Permis aux établissements bancaires d’utiliser pleinement leurs réserves de fonds propres et de liquidités ;
  • Fait bénéficier aux banques d'un allègement dans la composition des fonds propres pour les exigences de pilier 2 pouvant désormais contenir de la dette de moins bonne qualité.

Concernant ce dernier point, il faut d’ailleurs préciser que l’entrée en vigueur a été avancée puisqu’elle était prévue pour janvier 2021 selon le calendrier de la directive sur les fonds propres (CRD V).

Soit, autant de mesures avec lesquelles s’est récemment ajouté le plan d’aide de la Commission européenne pour le secteur financier adopté à la date du 8 juin dernier par les eurodéputés de la commission des affaires économiques et monétaires précisant dans une note :

La mise en place d’une flexibilité accrue des règles prudentielles des banques de l'UE afin que ces dernières puissent se concentrer sur les prêts à l'économie touchée par le COVID-19.

Dans les détails, cette décision permet aux établissements concernés de faire d’une pierre, deux coups en :

  • Absorbant leurs pertes liées à cette crise sanitaire ;
  • Renforçant leur capacité à maintenir les offres de prêts destinées à soutenir les entreprises ainsi que les particuliers et par conséquent, l’économie européenne.

À Bruxelle d’ajouter :

Cette mesure se chiffrant à 30 milliards d'euros de capital sera récupérée par les banques sur l'année en cours.
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