L’épidémie du coronavirus force les banques marocaines à se réinventer en misant sur la digitalisation

Logo et enseigne de Credit du Maroc Bank.

Au Maroc, le secteur bancaire figure parmi les filières à accorder de l’importance à la transformation digitale dans leurs services depuis des années. Un penchant qui a eu tendance à s’accélérer depuis l’apparition du coronavirus dans le Royaume en forçant les acteurs financiers à redoubler d’efforts qui font désormais face à des défis majeurs et chronophages.

Dans le Royaume chérifien, la transformation numérique touche le secteur bancaire depuis des années à un rythme plus ou moins équilibré. À travers un comparateur banque, l’on pourrait même découvrir que dans ce domaine, certains acteurs sont nettement plus avancés si d’autres mettent du temps à franchir le pas.

Du moins, jusqu’à ce que l’épidémie du Covid-19 ne fasse son entrée sur le territoire forçant ces derniers à relever des défis stratégiques, conjoncturels ou macroéconomiques. Et la liste est longue, mais dans ce domaine, l’on constate que les acteurs concernés sont conscients que le digital y détient désormais un rôle non négligeable.

De nombreux défis à relever

La crise sanitaire a obligé les banques à composer avec les changements opérés qui ont touché toute l’architecture-métiers.

C’est en cette phrase que les analystes résument la situation actuelle avec laquelle les banques marocaines se doivent de faire face. Tout cela pour dire qu’à cause du coronavirus et ses conséquences, elles ont désormais de nombreux défis à relever.

À commencer par leur image vis-à-vis de leurs clients sinistrés et peinés qui ne demandent qu’un coup de main de leur part en sachant que dans une situation pareille, leur contribution financière à l’élan de solidarité nationale risque d’être insuffisante.

L’on peut également énumérer les défis externes conjoncturels et macroéconomiques avec lesquels elles se doivent de prendre leur responsabilité pour sauver leurs clients les professionnels du gouffre où ils se trouvent actuellement du fait qu’en frappant de plein fouet tous les secteurs d’activité, l’épidémie a causé des fermetures d’usine et les faillites en cascade. Dans cette optique, la question est d’ailleurs de savoir si les enseignes bancaires sont prêtes à :

  • Consolider leur démarche RSE ;
  • Sacrifier et revoir leur stratégie de distribution de dividendes (réduction ou suppression) au profit d’un réinvestissement responsable, solidaire et éthique ;
  • Mouliner risque et rentabilité pour apporter des solutions fiables.

S’ajoutant à cela, il faut aussi noter qu’elles se doivent de prendre en compte les enjeux d’offre dans un mixte commercial-opérationnel en matière de crédit, de moyens de paiement, d’épargne ou d’assurance couplés des enjeux de PCA immunisé contre tous les risques.

Et le dernier et non le moindre, les enjeux stratégiques qui tournent autour de la digitalisation des services se trouvant désormais au cœur de toutes transformations structurantes.

Des piliers pour l’économie marocaine

Il va sans dire que d’énormes responsabilités pèsent sur les acteurs bancaires qui, d’après les analystes jouent un rôle majeur dans la santé économique marocaine en précisant que :

Les banques et les établissements financiers demeurent acteurs incontournables de notre économie. Leur rôle traditionnel doit se poursuivre, mais en réinventant notamment des modèles résilients et viables même en temps de crise.

Et d’ajouter :

Leur pérennité n’est pas seulement tributaire de leur solidité financière, mais aussi des indicateurs de l’économie dans sa globalité. Elles sont invitées à se mobiliser, à continuer à soutenir les agents de l’économie du simple ménage aux institutions étatiques.

Dans ce sens, les enseignes bancaires sont ainsi appelées à se réinventer en exploitant différentes ressources. Entre autres :

  • Le suivi basé sur un SI implémenté par les outils automatisés corrigeant les défaillances réglementaires et renforçant l’application des procédures prudentielles et baloises tout en optimisant le processus décisionnel ;
  • La diversification des produits et des services ;
  • La multiplication des partenariats avec les Fintech ;
  • Le développement de l’Open Banking pour améliorer l’expérience client et créer de la valeur ;
  • L’optimisation des coûts et la personnalisation des services.

Soit, autant de mesures que les banques doivent mettre en oeuvre en sachant que pour y parvenir, la digitalisation est incontournable. Ce, en misant sur les outils de la Fintech comme le Big data, l’IA, les algorithmes, le Cloud ou la blockchain. Dans cette optique certains spécialistes conseillent même l’intégration partielle ou totale dans l’ère de la néobanque.

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