Les banques TBTF du G20 sont plus résistantes grâce aux réformes d’après la crise de 2008

bâtiment bancaire

Conseil de stabilité financière (CSF) a récemment rendu public un rapport concernant les banques TBTF (trop importantes pour faire faillite) du G20. L’occasion qui a permis à ce régulateur de mettre en exergue les différents indicateurs démontrant que les réformes d’après la crise financière de 2008 ont affiché des résultats porteurs d’espoir pour le système.

Jugées trop importantes pour l’économie mondiale pour faire faillite, les banques systémiques TBTF ou « Too big to fail » sont protégées par une série de réformes bancaires mises en place par les pays du G20 à l’époque d’après la crise financière de 2008. Pour en suivre l’évolution et l’impact, ce groupe international a d’ailleurs mandaté le CSF qui, à la date du dimanche 28 juin 2020, a publié un rapport encourageant sur le sujet. Ce qui a permis à cette instance de conseil de mettre en avant les différents éléments donnant preuve de l’efficacité de ces dispositifs, malgré certaines lacunes qui méritent d’être améliorées.

Près d’une trentaine de banques systémiques concernées

À titre de rappel, le monde a, en 2008, fait face à une crise financière et économique sans précédente suite à la faillite de l’enseigne bancaire américaine Lehman Brothers. C’est d’ailleurs la raison incitant les nations membres du G20 à mettre sur pied les réformes TBTF dont l’objectif principal est d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Dans cette optique, il faut noter qu’en novembre 2008, un comparatif banque a permis au CSF d’établir une liste d’établissements répondants au statut de Too big to fail où l’on découvre près d’une trentaine d’enseignes dont :

4 pour la France (BNP Paribas, la BPCE, le Crédit Agricole et la Société Générale) ;

  • 8 pour les États-Unis ;
  • 3 pour la Chine ;
  • 3 pour le Royaume-Uni ;
  • 3 pour le Japon ;
  • 2 pour la Suisse ;

1 pour le Canada. Soit, autant de banques systémiques faisant l’objet de ces réformes et dont l’évolution est étroitement surveillée par le CSF depuis près d’une décennie à travers une collaboration avec les régulateurs financiers au sein du G20.

Les résultats sont plutôt encourageants

Comme susmentionnée, le Conseil de stabilité financière est en charge de suivre de près l’évolution et les impacts des réformes TBTF sur les banques systémiques Too big to fail du G20. Et après plus d’une décennie à ce poste, l’organisme est parvenu à dire que :

Les réformes ont produit des bénéfices nets pour la société, malgré encore des lacunes en matière de transparence notamment.

Concernant les lacunes, le CSF a tenu à souligner que :

Les autorités de surveillance, les entreprises et les marchés disposent d'informations bien meilleures qu'avant la mise en œuvre des réformes, mais les rapports de compte-rendu et leur divulgation pourraient encore être améliorés.

Dans cette optique, le Conseil a d’ailleurs précisé que les difficultés résident essentiellement dans le fait que les réformes ont engendré d’autres défis à relever. Entre autres :

  • Les exigences supplémentaires de capital pour absorber d'éventuelles pertes financières ;
  • Les recommandations pour renforcer la surveillance des banques ;
  • La mise en place de régimes de résolution. Pour ce qui est des bénéfices nets, il suffit de porter un regard sur les différents indicateurs mentionnés dans le rapport du CSF :
  • Les ratios de fonds propres des banques systémiques TBTF ont doublé depuis 2011 ;

D'autres acteurs du marché sont entrés dans des domaines où les grandes banques ont réduit leurs activités, tandis que la fragmentation du marché n'a pas augmenté ;

  • Les avantages des réformes ont largement pris le dessus sur les coûts. Soit, autant d’éléments portant à croire que les résultats sont plutôt encourageants pour inciter le CSF à conclure que :
Les réformes ont rendu les banques plus résistantes et plus faciles à restructurer dans le cadre d'un plan de résolution.

Par plan de résolution, il faut d’ailleurs préciser qu’il s’agit d’une stratégie destinée à éviter la faillite d’un établissement bancaire à travers différentes mesures comme : • Le transfert d'activités vers une autre enseigne ;

  • La séparation d'actifs ;
  • La gestion extinctive d'actifs non essentiels ;
  • Le renflouement interne dit bail-in évitant de recourir à l'argent public.
Choisir la Meilleure Banque

Comparez gratuitement et sans engagement plus de 160 banques en ligne et réseau en moins de 1 minute. Economisez jusqu'à 300€ sur vos frais bancaires

economisez jusqu'a 300€ sur vos frais bancaire
je trouve ma banque

Archives

Liens sponsorisés
back top