Les Tunisiens auront bientôt accès à un comparateur bancaire mobile grâce à l’OTIC

Cartes de crédit tunisienne

Au mois de mars prochain, l’OTIC (Organisation tunisienne pour informer le consommateur) lancera une application permettant de comparer facilement sur son mobile les différentes offres bancaires disponibles en Tunisie. Ainsi, les consommateurs pourront mieux connaître les services facturés par les banques et le coût de ces opérations. L’outil aidera également les clients à détecter les éventuelles infractions.

Établir un comparatif frais bancaires est réellement utile pour trouver l’institution financière la plus avantageuse. Le client pourra ainsi choisir sa banque en toute connaissance de cause. Selon une étude de l’OTIC réalisée en 2018, 96 % des Tunisiens n’ont pas comparé les tarifs proposés par les établissements bancaires avant d’ouvrir un compte auprès d’une enseigne en particulier.

D’autre part, le médiateur bancaire est inconnu de 92 % des sondés. Ces derniers sont également 94 % à ne pas connaître l’existence de services gratuits dans le secteur bancaire. En somme, les consommateurs locaux manquent d’information et se révèlent plus vulnérables aux abus.

Une tarification strictement encadrée

14 services bancaires doivent être gratuits en Tunisie, conformément à la réglementation instaurée par la BCT (Banque Centrale de Tunisie). La liste publiée par l’institution inclut notamment l’ouverture de compte, la délivrance de chéquier ainsi que le retrait et le dépôt de billets. Cette mesure est obligatoire pour tous les acteurs du secteur bancaire dans le pays. Le non-respect de celle-ci constitue ainsi une infraction.

En cas d’abus ou de différends concernant la facturation de ces prestations, les clients peuvent adresser une plainte à la banque centrale. Il est aussi possible de saisir le médiateur bancaire pour résoudre ce type de litige.

Outre les prestations gratuites, la BCT a défini une fourchette pour les prix des services facturés par les banques tunisiennes. Ces dernières doivent par ailleurs informer clairement les consommateurs sur ces tarifs, à travers des affiches visibles dans leurs différents établissements.

Les grilles tarifaires doivent aussi être publiées, sur les sites des établissements bancaires et celui de l’OIF (Observatoire de l’inclusion financière). Cette disposition découle du droit fondamental des consommateurs d’accéder aux informations concernant les services bancaires. Ils pourront ainsi effectuer une comparaison s’ils le souhaitent.

Le rôle de l’OIF consiste notamment à faire connaître au client les différents produits et services des banques ainsi que les prix pratiqués sur le marché. Sa mission couvre également le contrôle de la qualité des services proposés par les acteurs du secteur financier, notamment par rapport à la satisfaction des usagers.

Quelles sont les pratiques abusives des banques tunisiennes ?

Dans le cadre du sondage de l’OTIC, 74 % des répondants ont déclaré n’avoir aucune confiance dans les banques. Les consommateurs dénoncent entre autres l’application de hausse tarifaire sans information au préalable. Pourtant, d’après la loi tunisienne, l’établissement bancaire est tenu d’informer ses clients au moins deux mois avant la mise en place de toute augmentation.

Le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, a également évoqué les banques proposant des crédits à taux variable, avec des délais dépassant les 15 ans pour le remboursement. Ces pratiques abusives sont pourtant interdites par la loi.

En cas de retard de remboursement, certaines enseignes n’hésitent pas à pénaliser le client avec un taux d’intérêt supplémentaire, même pour les retards de courte durée. Pourtant, l’approvisionnement du compte dépend le plus souvent du délai de versement des salaires.

Pour Lotfi Riahi, la Banque Centrale de Tunisie est le premier responsable du manque de transparence dans la tarification des établissements financiers du pays. En effet, elle est l’autorité de contrôle et de sanction dans le secteur bancaire. Le président de l’OTIC s’inquiète par ailleurs de la hausse des prélèvements pour les services en ligne des banques locales. Selon lui, ils pourraient s’élever à 90 dinars par an.

Lotfi Riahi, appelle ainsi les autorités à revoir en profondeur la loi de change dans le pays. Il ajoute que la société civile devrait être sollicitée pour aider à lutter contre les dépassements dans les opérations bancaires. En effet, il faut améliorer d’urgence la lisibilité des relevés fournis aux consommateurs.

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