Les banques européennes ont décidé d’œuvrer ensemble à la mise en place d’un système de rétribution commun

échanges bancaires

Le manque de collaboration au niveau des banques européennes a rendu le vieux continent dépendant aux systèmes de paiements étrangers. Sous l’impulsion de la BCE et certaines autres banques centrales, les principaux instituts financiers ont décidé de développer une alternative à ces outils, qui soit commune à tous les pays de la zone euro.

La récente catastrophe sanitaire a accentué la dépendance européenne aux systèmes de paiements internationaux. Seize banques de la zone euro ont ainsi décidé de s’allier afin de mettre en place un outil de rétribution commun. Cette nouvelle mesure prévoit notamment la mise en œuvre d’une carte bancaire et d’un portefeuille électronique.

L’initiative est ardemment soutenue par la Banque Centrale Européenne (BCE), qui y voit là un moyen pour l’Europe de ne plus être dépendant des préceptes étrangers et d’affirmer sa souveraineté. La situation est d’autant plus alarmante, car les consommateurs tiennent compte de ce critère d’éligibilité internationale lorsqu’ils ont recours à un comparateur banque.

Ce projet commun est aussi le moyen de régulariser les échanges. Il est, en effet, à noter que certaines nations du vieux continent n’acceptent pas les cartes bancaires provenant des autres États membres de la zone euro.

Une fragmentation européenne et un enjeu de souveraineté

Un plan d’envergure a été tout récemment concocté par quelques banques européennes afin de confirmer leur volonté de se tenir les coudes. Parmi les organismes financiers impliqués dans ce projet, l’on peut citer la Banque Postale, Crédit Agricole, BNP Paribas, le groupe BPCE, la Société Générale et Crédit Mutuel. Ces grandes banques françaises vont collaborer au lancement d’un système de paiement européen, dénommé European Payments Initiatives (EPI).

La BCE et les banques centrales des États membres de la zone euro avaient déjà sollicité les enseignes bancaires à harmoniser leurs services d’appointements. Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France et Burkhard Balz, membre du directoire de la Deutsche Bundesbank avaient d’ailleurs indiqué :

Dépendre de prestataires non européens pourrait mettre en péril la souveraineté européenne.

En effet, ce manque de collaboration des banques du vieux continent a laissé le champ libre aux acteurs économiques étrangers, dont les solutions de paiements sont acceptées par la quasi-totalité des nations du monde entier. On peut, entre autres, citer Visa, MasterCard et PayPal.

De plus, la crise a souligné la nécessité d’une telle réforme à l’échelle européenne, qui permettrait d’assurer la continuité des services nécessaires et le bon fonctionnement des infrastructures fondamentales.

Un appel à la collaboration pour un projet prévu pour 2022

En outre, les hautes instances européennes veulent s’affranchir des outils de rétributions étrangères, ce, afin que leurs consommateurs n’en soient plus dépendants. Les données personnelles constituent aussi un point non négligeable, le fait que ces informations soient gérées par des acteurs non européens les expose à un plus grand risque de vol ou de piratage.

Mais ce projet n’est encore qu’à la phase de développement, plusieurs points sont encore à peaufiner tels que la feuille de route à adopter et les parts d’investissement de chacun des associés. En effet, un budget initial de plusieurs milliards de dollars est prévu pour mettre sur pied ce système.

Toutefois, il est prévu que l’EPI soit opérationnelle d’ici 2022. Les seize banques européennes déjà impliquées appellent aussi à la collaboration de leurs homologues. À noter qu’elles leur ont donné jusqu’à la fin de l’année pour se décider.

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