Les banques algériennes s’exposent fortement au risque de pénurie de liquidité

Gros plan de mains tenant la monnaie officielle algérienne (dinar algérien) et à l'aide d'une grosse calculatrice grise pour compter

Les banques algériennes s’exposent fortement au risque de pénurie de liquidité. Une mauvaise nouvelle pour ces dernières que pour éviter le pire, la Banque centrale d’Algérie n’a eu d’autre choix que de revoir à la baisse le taux de réserve obligatoire pour la troisième fois en l’espace de six mois.

En jouant au comparateur de banque, certains économistes en découvert qu’en Algérie, le secteur bancaire s’est quelque peu embourbé depuis 2016 en faisant face à une période particulièrement difficile marquée par les crises économiques et pétrolières. Une situation qui n’a fait que s’aggraver depuis que l’épidémie du coronavirus a fait son entrée.

Résultat, les banques sont actuellement confrontées à un problème majeur, la pénurie de liquidité qui peut apporter un coup fatal à leur pérennité. Et il suffit de constater les mesures prises par la Banque centrale du pays durant ces six derniers mois pour se rendre compte de la gravité de leur cas.

Les banques algériennes se trouvent dans une situation critique

Selon les économistes, les banques algériennes se trouvent actuellement dans une situation critique pour permettre à l’un d’eux de dire que :

Aujourd’hui, la crise économique et financière les confronte à la valeur de leur bilan et à leur responsabilité face aux dépôts de leurs clients.

Autrement dit, cet expert pense que ces dernières sont fortement exposées au risque de pénurie de liquidité en expliquant que :

C’est le fait qu'une banque n'a pas assez de liquidités pour répondre à ses engagements à court terme. La banque n'est alors plus solvable. Elle est dans l'incapacité de répondre aux demandes de retraits de ses clients.

Une mauvaise nouvelle qui, selon ce spécialiste, aurait pour conséquence d’engendrer :

  • De gros problèmes de gestion ;
  • Une chute des revenus pour les banques ;
  • Une crise financière majeure.

Des aboutissements permettant d’ailleurs à ce dernier de conclure que :

Le risque de liquidité bancaire est alors très fort. Si la banque n'a plus de trésorerie, elle ne peut plus répondre à ses engagements et fait faillite.

La Banque d’Algérie tente de limiter les dégâts

Dans un rapport récent, la Banque d’Algérie a fait savoir qu’au premier semestre 2020, le niveau de liquidité global des institutions bancaires algériennes a fait une chute considérable de 30% en passant de 1 100 milliards de dinars à 800 milliards de dinars.

Traduction, la situation de ces dernières est plus critique que jamais depuis la crise sanitaire. Et en tant que garant de la liquidité bancaire et gestionnaire de la monnaie en circulation, la Banque centrale a pris son rôle à cœur pour tenter de limiter les dégâts.

Sa stratégie, revoir à la baisse le taux de réserve obligatoire le ramenant à un niveau relativement bas à 3% suite à trois mesures de réduction effectuées en seulement six mois en notant qu’au pire des cas, ce niveau peut encore être réduit à 0%.

Une initiative qui a permis aux 6 banques publiques algériennes de renforcer leur trésorerie à hauteur de 36% à 404 milliards de dinars en une semaine auprès de la Banque centrale. À un économiste d’en expliquer le mécanisme :

Elles obtiennent ces refinancements contre effets publics (titres d’État, bons du Trésor). Les facilités permanentes permettent de fournir ou de retirer des liquidités, par le biais de prêts ou de dépôts à 24 heures, de manière automatisée ou à l’initiative des établissements de crédit contreparties de la Banque centrale.
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