Les impacts du Covid-19 sont inévitables mais les banques sont mieux apprêtées en comparaison avec 2008

Dirigeant d'Entreprise mécontent

Si les banques se trouvent en première ligne pour préserver l’économie nationale en cette période pandémique, elles ne sont pas moins affectées par les effets néfastes de celle-ci. Il se trouve même que les menaces sont plus tangibles pour elles, ne serait-ce que de considérer les risques augmentés de pertes sur crédits.

Les impacts de l’épidémie du Covid-19 ne peuvent pas être seulement sanitaires. L’économie nationale en subit également. De fait, les mesures de confinement instaurées en ce temps de crise réduisent notablement l’activité économique.

Et le conteste se répercute inévitablement sur le secteur bancaire, à savoir l’éventuelle hausse du nombre de faillites qui engendrera une explosion de pertes sur prêts accordés. Et ce, en dépit d’une partie prise en charge par l’État.

À préciser qu’une récession prolongée affectera durement les bénéfices et le capital de nombreuses banques, à l’exception de quelques-unes plus consolidées. Les plus faibles seront même amenées à supprimer leurs dividendes et à lever leurs capitaux. Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître que cette crise semble être mieux encaissée par les établissements financiers que celle des subprimes de 2008.

Des conséquences pesantes malgré les soutiens gouvernementaux

Un net recul de l’activité économique, tel est l’effet direct du confinement imposé actuellement dans plusieurs pays du monde afin d’atténuer la propagation du Coronavirus. Pour la France, par exemple, la chute se tablait à 35%, selon l’Insee. Et ce, même si pour amoindrir les impacts de la crise, gouvernements et banques centrales ont mis en place de nombreuses solutions, telles que :

  •  Des garanties de crédit ;
  •  Des moratoires sur la dette ;
  •  Des reports de paiement d’impôts.
  •  Des réductions sur les taux d’intérêt visant à amenuiser le coût des prêts à court terme.

Il n’empêche que le secteur bancaire est quand même durement affecté. Le fait est que la probabilité de mise en liquidation judiciaire sera des plus élevée. Ce qui, de fil en aiguille, contraindra les établissements prêteurs - liste visible sur les sites de comparaison de banques - à accorder davantage de pertes sur prêts qu’en temps normal. À Justin Bisseker, analyste chez la société de gestion Schroders de préciser :

(NDLR : Les systèmes de garanties) ne compenseront pas totalement l'impact de la crise sur les pertes de crédit. En règle générale, la banque prend en charge environ 20% des pertes et l'État environ 80%.

Justin Bisseker.

Encore faut-il préciser qu’une éventuelle prolongation de la récession affectera grandement les bénéfices et le capital de ces acteurs bancaires. D’autant que les règles comptables impliquent une considération des pertes en fonction des prévisions, et donc en amont.

Tandis qu’une poignée de banques seront à même surmonter cette crise, les moins apprêtés devront alors subir une suppression de dividendes, voire une levée de capitaux. Comme le fait valoir Schroders :

L'assouplissement annoncé des réserves de capital par les banques centrales en Europe est important pour donner du temps aux banques, mais l’on peut s'attendre à ce que les niveaux de capital doivent être reconstitués à un moment donné.

En meilleure forme pour affronter la crise

À la question que posent bon nombre d’observateurs sur l’espoir d’un rebondissement des valeurs bancaires, Schroders répond par l’affirmatif, et même de manière fort éloquente.

À condition toutefois que les chamboulements provoqués par la pandémie se comptent en semaines et non en mois. En effet, le risque pesant sur les actions bancaires est tablé sur une situation de crise de longue haleine.

En outre, l’impact sur les bénéfices des prochains exercices (2021 ou 2022) se révèle être moins important par rapport aux baisses des cours des actions généralement observées. Ce, grâce à l’efficience des actions gouvernementales ainsi que des solutions avancées par les banques centrales. D’après l’analyste banques européennes, Justin Bisseker, en effet :

Tout dépend de la durée de la période de perturbation du coronavirus et du degré de réaction des gouvernements.

Justin Bisseker.

À la société de gestion d’ajouter :

Les valeurs bancaires européennes ne se payaient, au 23 mars, que 6 fois les profits attendus pour 2021, pour un rendement des dividendes avoisinant 10.

Enfin, il convient d’admettre que les enseignes financières européennes bien mieux armées pour affronter les tumultes actuels qu’elles ne l’ont jamais été en 2008-2009, lors de la crise des subprimes. Et pour cause, une recapitalisation sectorielle forcée imposée aux actionnaires limitera les risques d’effondrement des cours d’actions. Mais encore, ces établissements :

  •  Représente un vecteur du soutien des États aux entreprises et aux particuliers actuellement en détresse ;
  •  Sont amplement capitalisées ;
  •  Sont bénéficiaires de solides réserves de liquidités ;
  •  Assouplissent, à date, leurs exigences réglementaires.
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