Les risques de faillite bancaire sont plus que jamais d’actualité
La récession économique engendrée par la pandémie du Coronavirus fait émerger des questions sur les risques de faillite bancaire. Beaucoup de clients se demandent si c’est le moment ou jamais d’engager des processus visant à retirer leurs épargnes. Un passage obligé, d’autant que si les spécialistes excluent une faillite immédiate, ils n’écartent en rien cette hypothèse.
Dans un contexte de crise liée au Coronavirus, de plus en plus de clients redoutent des risques de faillite bancaire. Une hypothèse néanmoins réfutée par des spécialistes, du moins sur le court terme. Ils fondent leur analyse sur le duo aux manettes, à savoir les États et les banques centrales. Des entités puissantes capables de remuer ciel et terre, et de faire feu de tout bois, pour sauver l’économie.
Dans leur propre intérêt, elles feront tout pour tenir à flot une banque systémique, surtout à ce stade de la crise issue de la pandémie du Covid-19. Chose certaine : Leur crédibilité en dépend également.
Six mois de sursis…
Il se peut que l’on assiste prochainement à l’intégration des risques de faillite, dans la liste des critères d’analyse d’un comparateur banque. En effet, si les experts balaient d’un revers de la main l’hypothèse d’un chaos mondial dans les six mois qui viennent, ils redoutent bel et bien une crise économique majeure.
De grandes banques commerciales de la zone euro chutant de leur piédestal sont alors évoquées. La crise prendrait surtout l’allure de problèmes majeurs relatifs à la monnaie européenne et à la stabilité bancaire en général. Une hypothèse que vient corroborer l’absence de consensus au niveau européen pour pallier la crise. Les membres peinent à trouver une solution globale, tant l’impact de la crise varie d’un pays à un autre.
Pour ne rien arranger, le pacte de stabilité a été mis entre parenthèses, ce qui laisse les dépenses relatives à la récession à la propre initiative de chaque membre. D’ailleurs, l’Allemagne a déjà manifesté son refus de payer pour les pots cassés en Italie, par exemple. Quoi qu’il en soit, des négociations très tendues sont à prévoir dans un contexte où les Européens sont vent debout contre le mix « austérité-rigueur budgétaire ».
La BCE dans le costume du Sauveur de l’Europe
Tous les yeux se tournent à présent vers la BCE, dernier rempart pour relancer une économie européenne déjà mal en point. Ses capacités restent néanmoins relatives, dans la mesure où toute démarche de monétisation des déficits budgétaires, dans les années à venir, nécessite inexorablement un consensus politique entre les États membres. Autrement, chacun d’entre eux devra payer ses propres dégâts, scénario actuel dans cette crise du Coronavirus.
Le dispositif prochainement mis en place par la BCE devrait aussi profiter aux particuliers. Il devrait leur permettre de mettre à profit leurs stratégies de diversification bancaire. Pour les Français, cette démarche devrait être possible dès le 11 mai, date annoncée pour le déconfinement. La question de l’utilité des PGE devra entre autres se poser.