Les banques françaises puisent leur force dans la diversification de leurs activités

Bâtiment de la banque BNP Paribas

La période d’exercice de 2019 a été une saison plus qu’encourageante pour les établissements bancaires hexagonaux qui, dans l’ensemble, ont vu leur rentabilité progresser d’une manière non négligeable. Un aboutissement peu probable si l’on tient compte du fait que ces derniers étaient censés évoluer dans un environnement peu propice au développement.

Dans l’Hexagone, la tendance veut que les acteurs bancaires soient voués à ne pas trop compter sur leur cœur de métier. Tout simplement parce que le système est fortement lesté par différents facteurs portant à croire que face à de telles conditions, les banques auraient beaucoup de mal à s’en sortir.

Pourtant, il suffit de tenir en compte le fait que pour la saison 2019, leur niveau de profit a atteint un niveau relativement élevé pour se convaincre du contraire. Et en y regardant de près, l’on constate que ces opérateurs financiers puisent leur force dans la diversification de leurs activités.

Le profit était au rendez-vous

En 2019, le profit était au rendez-vous pour la majorité des acteurs bancaires opérant sur le territoire français. Et à travers un comparateur banque, l’on constate que cette situation concerne essentiellement les poids lourds du domaine en notant que dans le lot, Crédit Agricole et BNP Paribas ont particulièrement brillé par leur performance.

Une situation qui s’explique d’ailleurs à travers la diversification de leurs métiers en misant essentiellement sur les activités de banque d’investissement et sur les commissions. Dans ce sens, l’on peut prendre en exemple différentes pistes qui ont fait leur preuve :

  • Les activités de gestion de l'épargne et l'assurance ;
  • Les activités spécialisées de leasing et de financement de la consommation ;
  • Les activités « Grande clientèle » et de banque-conseil ;
  • Les activités de banque stricto sensu en France et à l'international.

Soit, autant de possibilités permettant à ces opérateurs de perfectionner leur rentabilité à travers des :

  • Commissions ;
  • Réalisations de plus-values latentes ;
  • Remontées de dividendes des activités de marché.

Des sources de revenus qui ont permis à ces derniers de sauver la mise face aux poids lestant la profitabilité de leur cœur de métier.

Le métier de banque était en mauvaise posture

Il va sans dire que l’accroissement des profits enregistré en 2019, les établissements bancaires tricolores le doivent essentiellement à la diversification des activités. Ces derniers étaient en effet conscients que le métier de banque se trouvait dans une mauvaise posture durant cette période au risque de nuire à leur rentabilité.

Tout cela, parce que ce domaine est fortement lesté par de nombreux éléments, alors qu’il est censé engendrer une marge d’intérêt à travers les prêts et les ressources liquides. Dans ce sens, l’on peut ainsi énumérer les principaux facteurs faisant figure d’obstacle :

  • L’effondrement des taux à 10 ans sur les obligations d'État ;
  • La décision de la BCE de revoir à la baisse son taux directeur sur les dépôts bancaires qui évolue déjà en zone négative pour le ramener à - 0,5% contre – 0,4% ;
  • La sortie graduelle et inexorable du stock de prêts ou d'actifs anciens, plus rémunérateurs ;
  • La montée en force des fintech augmentant davantage la pression sur les coûts d’exploitation.

Soit, autant d’indices forçant les banques à explorer d’autres pistes qui ont d’ailleurs porté leurs fruits. Mais le plus inquiétant dans ce domaine, c’est que ces contextes peu avantageux ont également conduit ces dernières à prévoir des suppressions de postes et de certaines filières.

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