Le coronavirus plombe l’aile à l’opération de vente de la filiale française d’HSBC

Plaque avec HSBC comme signe

Voilà plusieurs mois qu’HSBC se prépare pour la mise en vente de sa filiale française pour les particuliers. D’ailleurs, ce groupe bancaire a déjà trouvé des repreneurs et les négociations ont été entamées sauf que jusqu’ici, rien n’a encore abouti. L’espoir d’y trouver une issue favorable semble même s’envoler maintenant que le coronavirus y a mis son nez.

Pour les quelque 800 000 clients de la filiale de détail d’HSBC en France, recourir aux services d’un comparateur banque a été plus que nécessaire depuis que les premières rumeurs de mise en vente de leur enseigne bancaire ont été entendu il y a de cela plus de six mois. Tout simplement, parce qu’en cas de rachat, ces derniers se doivent de choisir de rester auprès de l’opérateur entrant ou de changer d’établissement.

En attendant, rien n’est encore sûr puisque cette opération semble lestée par différents facteurs depuis le début, alors que La Banque Postale et Société Générale y ont montré de l’intérêt. Certains observateurs estiment même que ces dernières risquent de faire machine arrière sachant qu’elles se doivent de concentrer leurs efforts dans la lutte contre cette épidémie mortelle du coronavirus.

Une période hostile pour une vente

Pour HSBC, la période est hostile pour une vente. C’est du moins, ce que s’accordent à dire les observateurs en analysant la situation actuelle plongeant le monde dans une crise sanitaire sans précédent face à l’épidémie Covid-19. Pour ces derniers, le coronavirus plombe l’aile à cette opération pour permettre à l’un d’eux de dire que :

C'était déjà un deal qui avait beaucoup de mal avant. Je ne peux pas imaginer que La Banque Postale et Société Générale soient concentrées dessus en ce moment.

En effet, ces deux enseignes bancaires figurent en tête de liste des candidats à l’achat, mais d’après un expert, de nombreux éléments reliés à cette pandémie pourraient les inciter à y réfléchir à deux fois en précisant que :

Il faut compter 200 à 300 millions d'euros pour financer la restructuration du réseau et un plan de départs portant sur environ 500 postes. S'ajoute à cela une migration informatique qui coûtera plus de 100 millions.

Ainsi, ce spécialiste estime que la bataille est loin d’être gagnée pour le potentiel acquéreur d’autant que la France est actuellement plongée dans le confinement pour tenter d’endiguer la propagation de ce virus. Un élément supplémentaire décourageant les acheteurs qui auraient du mal à trouver la main-d’œuvre nécessaire à l’accomplissement des travaux de restructuration maintenant que les Français sont tenus de rester chez eux.

Une offre peu convaincante

Le coronavirus est certes un facteur majeur lestant cette opération de vente, mais comme susmentionné par un analyste, ce deal avait beaucoup de mal avant. Et en tenant en compte l’avis de Rémy Weber, l’on pourrait aussi croire que cette offre est peu convaincante. Ce président de La Banque Postale a en effet fait savoir que :

Je ne suis pas candidat au rachat du réseau HSBC dans le périmètre qui est en vente aujourd'hui.

Rémy Weber.

Pour ce responsable, l’opération idéale serait en effet d’acheter un autre segment de l’activité d’HSBC dans l’Hexagone. Celui qui est dédié au secteur entrepreneurial où l’on enregistre actuellement quelque 60 000 professionnels comme clients. Ainsi, il faut se rappeler que cette proposition d’HSBC concerne uniquement sa filiale de détail.

Et en parlant de cette filière pour les particuliers, l’on pourrait aussi croire que l’opération est plutôt risquée pour les éventuels acquéreurs ne serait-ce que de tenir en compte le fait qu’il s’agit là d’une banque enregistrant deux années successives de situation déficitaire. Soit, à hauteur de 17 millions d’euros en 2018 et de 39 millions d’euros en 2019.

Des raisons suffisantes pour renforcer l’hésitation parmi les acheteurs qui y voient d’ailleurs un motif supplémentaire pour revoir à la baisse leur prix rendant encore plus difficiles les négociations. Dans ce sens, les analystes estiment d’ailleurs qu’HSBC pourrait y laisser des plumes en précisant que la valeur de sa filiale pourrait se retrouver en zone négative ou proche de zéro dans le meilleur des cas.

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