Les banques américaines se sont constitué des milliards de dollars de réserve pour prévenir de la crise à venir

dollar américain

À l’instar de la quasi-totalité des pays du monde entier, les États-Unis se préparent à une crise économique et sociale sans précédente qui devrait avoir de lourdes répercussions sur le paysage financier. Les plus grandes banques américaines s’y sont préparées et ont mis de côté une réserve de capital conséquente.

Les mesures de sécurité imposées par le gouvernement pour endiguer la propagation de la pandémie du coronavirus ont énormément impacté les familles américaines. Le taux de chômage atteignait 15 % au mois d’avril dernier. Les entreprises ont, elles aussi, souffert de cette crise, faute d’activités.

Même les plus grandes enseignes financières ne sont pas à l’abri des retombées économiques de la crise sanitaire. En effet, les trois leaders du secteur bancaire américain ont décidé de se constituer une réserve de capital à hauteur de plusieurs milliards de dollars pour faire face aux éventuels défauts de paiements de leurs sociétaires.

Toutefois, il est à noter que deux d’entre eux ont su profiter de l’essor de leurs activités sur les marchés boursiers et affichent un état de santé satisfaisant, comme on peut le voir sur les sites comparateur banque.

28 milliards de dollars de réserve

La banque JPMorgan Chase a mis de côté quelque 8,9 milliards de dollars au deuxième trimestre. L’établissement prévoit d’ailleurs un rebond des activités économiques d’ici le deuxième semestre, au vu de la nette amélioration observée depuis deux mois déjà.

Mais on ne peut pas être à 100 % sûr que ce sera effectivement le cas, comme l’a indiqué sa directrice financière, Jennifer Piepszak. Cette dernière a, en effet, fait remarquer qu’au cours des mois précédents, les entreprisses et les particuliers, ont bénéficié d’une aide financière de la part du gouvernement américain.

On ne pourra ainsi faire une réelle estimation de la situation que lorsque cette subvention gouvernementale aura été suspendue. Toujours est-il que de nombreux observateurs s’attendent d’ores et déjà à des mois « beaucoup plus difficiles ».

La banque Wells Fargo a, elle aussi, suivi l’exemple de sa concurrente, et s’est constitué une réserve de 8,4 milliards d’euros pour prévenir des impayés. Son directeur général a indiqué :

Nous pensons que la durée et la sévérité de la crise économique ont considérablement augmenté par rapport à ce que nous avions prévu le trimestre précédent.

Une initiative que l’enseigne bancaire Citigroup s’est empressée de suivre. Elle a pour sa part mis 5,6 milliards de dollars de côté. On estime ainsi que la somme des réserves de capital des trois principaux établissements financiers américains s’élève à 28 milliards de dollars.

Des chiffres d’affaires records, mais insuffisants

Le bilan financier est sévère outre-Atlantique. D’autant plus que l’on n’est pas à l’abri d’une nouvelle vague de contamination, à l’image de la Californie qui vient d’imposer une nouvelle forme de confinement face à la hausse du taux de contagion. Mais ce n’est pas un cas isolé, puisque d’autres États américains font état du même problème et ont réimposé les mesures sanitaires. Au vu de ces évènements, on peut se demander si l’économie va se relever aussi vite que l’avait suggéré au départ la société JPMorgan Chase.

Les établissements bancaires ont été les premiers à avoir été impacté par la crise sanitaire et la période de cantonnement, les revenus des banques de détails ont chuté aussitôt. Mais Citigroup et JPMorgan Chase ont pu compter sur leurs profits dans le secteur boursier pour atténuer leurs pertes.

En effet, JPMorgan Chase accuse une hausse de revenus à hauteur de 79 % sur leurs activités spéculatives quand ce taux atteint 68 % chez Citigroup. Respectivement, ces sociétés ont ainsi enregistré au deuxième trimestre des chiffres d’affaires record de 33,8 et 19,8 milliards de dollars. C’est sans doute ces chiffres qui ont laissé entendre à certains professionnels du secteur que l’économie allait très vite rebondir.

Cependant, malgré ces revenus records, les banques en question font état d’une importante diminution de leurs bénéfices. Un déficit à hauteur de 51 % chez JPMorgan Chase et de 73 % chez Citigroup. Quant à Wells Fargo, qui n’a pas d’activités dans le secteur du courtage, l’enseigne accuse une perte nette de 2,4 milliards de dollars.

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