Les hausses tarifaires en 2020 affecteront les clients des banques selon leur profil

un relevé bancaire avec une machine à calculer

Il ne reste plus quelques semaines avant la fin du gel des tarifs dans les banques françaises. Les prix dans le secteur pourront ainsi augmenter dès le début 2020. Les plaquettes tarifaires déjà disponibles dans certains établissements le confirment. Toutefois, ces hausses toucheront les clients dans des proportions différentes selon les offres bancaires souscrites et l’utilisation de leur compte.

Après une année d’accalmie, la hausse des frais bancaires reprendra à partir de 2020. De nombreuses enseignes ont annoncé, depuis octobre dernier, la révision à la hausse de leur tarification pour l’an prochain.

Ainsi, les consommateurs devront bientôt payer quelques euros ou plusieurs dizaines d’euros supplémentaires sur certains services (cartes bancaires, retraits aux guichets automatiques, frais de dossier, etc.).

Cependant, ils ne subiront pas les mêmes augmentations de prix. En effet, les produits et les clients concernés varieront en fonction des objectifs commerciaux de la banque, des contraintes réglementaires, de la concurrence locale, etc. Ces paramètres détermineront ainsi les principaux services et profils pouvant supporter des hausses tarifaires.

Quels sont les principaux profils qui ne seront pas touchés par ces hausses ?

La clientèle premium sera relativement épargnée par les hausses tarifaires prévues en 2020. En effet, l’analyse des plaquettes pour l’année prochaine montre que les frais bancaires de ce profil devraient progresser de seulement 1 % en moyenne, en passant de 559 à 565 euros. De plus, près de la moitié des banques françaises ne comptent pas augmenter les frais prélevés. Certains établissements ont même prévu une baisse pour ce type d’usager.

Le client premium typique est caractérisé par une carte haut de gamme (Visa Infinite ou World Elite MasterCard), une assurance sur les moyens de paiement et une forte propension à gérer ses comptes à distance. Par ailleurs, il a tendance à voyager souvent hors de la zone euro, augmentant ainsi ses dépenses en matière de paiement international et de retraits hors enseigne.

Mais ce sont surtout les clients « insouciants » qui seront préservés des variations de tarifs. Selon les experts, il s’agit probablement d’un effet résiduel des revendications à l’origine du gel des prix en 2019.

Le profil en question dispose d’une carte à autorisation systématique et rencontre assez souvent des difficultés financières. Ainsi, son compte peut faire l’objet d’un découvert non autorisé de 500 euros pendant 45 jours.

Concrètement, le client insouciant subira une hausse moyenne de 0,34 % l’année prochaine. Si cette augmentation est modérée, les frais à sa charge peuvent facilement atteindre 522 euros. Ce profil sera néanmoins protégé par des plafonds réglementaires en matière de commissions d’intervention (80 euros mensuels et 8 euros par commission).

Une majoration dépendant de l’utilisation de son compte

Les Français utilisant peu leur compte seront les plus touchés par la reprise de la hausse de tarif bancaire l’an prochain. Ils risquent en effet de subir une hausse de 1,57 % en moyenne. Les frais qu’ils devront assumer tourneront donc autour de 76 euros. Dans les Banques Populaires, ce montant peut atteindre 90 euros (+18 % par rapport à la moyenne).

Plutôt économe, ce profil privilégie souvent les services à distance et sollicite rarement son compte bancaire afin d’éviter autant que possible les découverts. Pourtant, les frais risquent de s’accumuler avec sa carte à débit immédiat, ses retraits dans des distributeurs d’autres banques (4 par mois en moyenne) et les frais de transactions hors de la zone euro durant ses vacances.

La majoration des prix est notamment portée par la hausse de la ligne tarifaire des retraits déplacés (retraits auprès de guichets d’un autre établissement) dans la zone euro. Ainsi, même s’il tend à faire des économies, ce type de client risque de voir des augmentations conséquentes sur sa facture annuelle en raison de sa carte standard. Au-delà du quota mensuel de retraits déplacés gratuits, il devra payer 1 euro par opération.

L’augmentation des prix provient également du durcissement global des frais relatifs aux opérations en devises. La Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté, par exemple, appliquera dès le 1er janvier prochain des frais fixes de 2 euros et une commission de 2,90 % par transaction. Par ailleurs, leur plafond passera de 6,50 euros à 7 euros pour chaque achat par carte à l’étranger.

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