L’Europe souhaite s’émanciper des opérateurs de paiement américains

Des cartes visas et MasterCard

À travers MasterCard et Visa, les acteurs américains dominent le secteur des paiements électroniques depuis de nombreuses années. Les banques européennes envisagent ainsi de créer un système alternatif pour lutter contre cette hégémonie. Elles sont d’ailleurs soutenues par la BCE dans cette démarche. Ironiquement, le projet est affublé du nom Pepsi, pour « Pan european payment system initiative ».

Il est assez difficile de ne pas penser immédiatement à la célèbre marque américaine en apprenant que les banques européennes ont baptisé leur projet Pepsi. D’ailleurs, le choix du nom est plutôt insolite pour une initiative visant à s’émanciper des normes imposées par les États-Unis dans l’univers du paiement. Sauf s’il s’agit de l’effet recherché…

Quoi qu’il en soit, les spécialistes et les acteurs du secteur approuvent ce projet qui aurait dû exister depuis des années selon les observateurs. Les banques européennes collaborent ainsi avec la BCE (Banque centrale européenne) pour créer un nouveau système de paiement électronique, offrant une alternative aux solutions fournies par MasterCard et Visa.

Un enjeu dépassant le cadre du secteur bancaire

Plusieurs banques nationales européennes participeront au projet Pepsi sous la supervision de la BCE. Cette dernière en sera d’ailleurs le moteur. Comme l’explique Europe1, la dépendance du Vieux Continent en matière de paiement représente une véritable menace pour sa souveraineté politique.

L’initiative a été lancée en 2017 et ne dispose pas encore de date d’application officielle. Concrètement, le système en question est encore en plein chantier. À ce stade du projet, le groupe français BNP Paribas participe aux discussions au côté de plusieurs établissements allemands, italiens, espagnols, portugais, belges et néerlandais.

Cela dit, le développement du concept devrait bientôt s’accélérer avec la forte propension des États-Unis à utiliser tous les leviers possibles pour mettre leurs adversaires commerciaux potentiels sous pression.

Dans ce contexte, la majorité des banques impliquées dans le projet ne comptent pas sur l’émergence des acteurs chinois, car elles ne considèrent pas ces derniers comme des contrepoids suffisants face à cette menace non négligeable.

S’imposer comme des concurrents des États-Unis

Pour leurs achats et autres transactions en ligne, les consommateurs européens utilisent le plus souvent un moyen de paiement électronique fourni par des entreprises américaines. Les leaders du secteur, MasterCard et Visa, viennent en effet des États-Unis.

Comme le souligne Europe1 :

« À l'heure des cartes bancaires sans contact et des téléphones dotés de puces NFC, le constat est clair : la quasi-totalité des moyens de paiement électroniques nous vient de l'autre côté de l'Atlantique ».

Afin de remédier à cette situation problématique, les banques européennes et les acteurs locaux cherchent à créer leurs propres technologies dans le domaine. Ces dernières devront être assez efficaces et sécurisées pour permettre aux utilisateurs d’effectuer des paiements à l’international.

Le nouveau système de paiement vise par ailleurs à concurrencer les Américains sur ce secteur. Dans cette optique, le projet Pepsi ambitionne à terme de gagner pas moins de 60 % de parts de marché sur l’ensemble des paiements électroniques réalisés en Europe.

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