La Banque de France formule des recommandations contre la fraude aux chèques

Une personne qui rempli un chèque

Comme chaque année, la Banque de France publie un rapport portant sur la sécurité des moyens de paiement. Le troisième indique que la fraude aux chèques implique, en 2018, un montant de 450 millions d’euros, ce qui constitue une croissance de 52 % par rapport à 2017. Cette tendance perdure depuis maintenant trois ans. Explications.

Alors que les moyens de paiement à distance se sont considérablement développés en 2018, le taux de fraude s’établit à moins de 0,2 %. Quant au niveau de fraude constaté sur les virements, il s’élève à 0,0004 %.

Selon le rapport de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, cet outil est le moins fraudé de tous, bien que les transactions réalisées par virement comptent parmi les plus importantes.

Le gouverneur de la banque centrale, François Villeroy de Galhau, consent toutefois que la fraude aux chèques, qui devient plus significative que la fraude aux cartes bancaires, devrait être davantage maîtrisée.

Faut-il prévenir les tentatives de fraude pour faire réduire les risques ?

Le niveau de fraude au paiement sans contact se stabilise à 0,02 %, alors que les opérations réalisées via ce support totalisent 24,4 milliards d’euros en 2018. C’est ce qu’indique l’Observatoire de la Banque de France.

Quant au taux de fraude observé sur les cartes de paiement, il passe de 0,058 % à 0,062 %, soit une légère progression. En revanche, la fraude aux chèques connaît une hausse flagrante par rapport à l’année 2017. Le taux passe de moins de 0,03 % à 0,05 % en 2018.

Face à cette situation, la Banque de France décide de se pencher de plus près sur le sujet. Elle recommande aux usagers de prendre rapidement les mesures nécessaires en cas de vol ou de perte de leur chéquier. En outre, les établissements bancaires sont invités à mettre en place un système d’alerte permettant aux clients d’être avertis dès qu’ils constatent des mouvements douteux sur leurs comptes. L’institution ajoute que les magasins devraient pouvoir refuser un paiement lorsqu’ils suspectent une tentative de fraude.

La falsification et le vol de chèques représentent plus de 40 % des montants fraudés

Le gouverneur opine que l’amélioration de la procédure de comptabilisation des déclarations contribue fortement à la hausse des chiffres.

Cette recrudescence se justifie aussi par le renforcement des mesures de sécurité afférentes à des moyens de paiement plus pratiques comme les cartes bancaires. Sachant que les cas de fraudes aux chèques correspondent à 43 % des sommes fraudées, des mesures seront-elles prises de manière à ce que tous les auteurs soient frappés d’interdit bancaire ?

Le rapport de l’Observatoire de la banque centrale de l’Hexagone souligne qu’une personne commet un acte frauduleux lorsqu’elle falsifie un chèque qu’elle est supposée émettre ou quand elle se sert d’un chèque égaré ou subtilisé.

Cette seconde catégorie d’opération a connu un bond l’an passé, alors même que le chèque ne constitue que 7 % du volume de transactions scripturales réalisées en 2018, comme l’affirme François Villeroy de Galhau.

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