Les acteurs financiers du G7 vont coordonner leurs actions pour lutter contre la cybercriminalité

Serrure digitale bleu circuit sur code binaire

Afin de mieux contrecarrer les actes des cybercriminels, les pays doivent unir leurs forces et coopérer. Tel est le message que le ministre français de l’Économie a communiqué aux acteurs du G7 qui ont participé à une conférence portant sur la cybersécurité. En effet, les cyberattaques augmentent en complexité et prennent de l’ampleur.

Le secteur financier a, maintes fois, subi des attaques informatiques. Par exemple, les hackers ont eu récemment accès aux données bancaires de quelque 400 000 usagers de l’établissement bancaire italien Unicredit. La banque centrale de Bangladesh a également subi une attaque qui lui a coûté 81 millions de dollars.

Parce que l’univers de la finance est connecté aux autres secteurs de l’économie, Bruno Le Maire suggère de considérer le problème comme un risque d’ordre systémique.

Le ministre de l’Économie s’adresse notamment aux acteurs ayant assisté, le 10 mai 2019, à une réunion à la banque centrale de l’Hexagone. Cette dernière présidera le G7 cette année.

Une simulation d’attaque organisée par la Banque de France en guise d’entraînement

Partageant l’avis de Bruno Le Maire, Guillaume Poupard s’exprime. Celui qui dirige l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a évoqué l’intérêt de considérer le système sous un angle global.

La coopération est difficile mais absolument nécessaire. Elle est difficile car elle exige d'échanger des informations extrêmement sensibles. Notre challenge consiste à instaurer de la confiance entre les différentes parties prenantes.

Vers le début du mois de juin, les États membres du G7 réaliseront ensemble une simulation de cyberattaque. Cette opération d’envergure transfrontalière, qui sera supervisée par la Banque de France, constitue une première dans le monde. Il s’agira d’agir sur un composant technique abondamment manipulé par les acteurs du secteur. Ces derniers parviendront-ils à prendre des décisions coordonnées ?

D’après Bruno Le Maire, quatre points en particulier doivent être étudiés de près afin de réussir à combattre ce fléau mondial :

  • synergie entre les différents pays membres du G7 ;
  • équilibre entre normalisation et innovation ;
  • concours des dispositions réglementaires de chaque État au même but ;
  • aptitude des acteurs du système à rebondir.

Le personnel qualifié se fait rare et les attaquants se montrent plus chevronnés

Membre du directoire de la BCE, Sabine Lautenschläger a alerté sur les éventuelles conséquences de la course à l’innovation entre les différents acteurs bancaires. Elle vise à la fois les banques classiques et les néobanques.

Selon elle, ces enseignes pourraient avoir manqué de réaliser, a priori, une étude des cyber-risques auxquelles elles s’exposent avant de lancer de nouvelles applications (agrégation de compte, comparateur banque…). Sabine Lautenschläger a également évoqué une pénurie de compétences dans le domaine informatique.

Guillaume Poupard, quant à lui, met les acteurs financiers en garde. Il affirme que les cybercriminels ont tendance à ne plus se contenter de demander uniquement une rançon. Ils pourraient agir jusqu’à anéantir les systèmes.

La situation pourrait donc être pire que celle qu’ont vécu certains grands établissements bancaires d’outre-Manche. Après une cyberattaque en janvier 2017, les services de banque à distance de Lloyds Bank n’ont plus été opérationnels durant deux jours.

Le réseau a été saturé par d’innombrables requêtes. S’il faut dresser un bilan global, 66 cas d’attaques ont été déclarés à la BCE en l’espace de 15 mois, depuis le mois de juillet 2017.

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