Meilleure gestion du risque climatique par les banques, mais les risques physique et juridique restent sous-évalués

Une personne qui fait une analyse

Dans ses deux derniers numéros d’Analyses et Synthèses, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) salue l’amélioration de la prise en compte et la gestion par les banques du risque climatique. En revanche, la prévention des risques physiques et juridiques est jugée insuffisante. Pourtant, le nombre de recours en justice contre les entreprises et les États pour « inaction climatique » est en forte hausse.

Le risque climatique est désormais intégré à la stratégie des banques

L’ACPR s’est ainsi intéressée à l’exposition des banques au risque lié au climat et à la manière dont elles le gèrent. Sa démarche est motivée par la volonté d’instaurer les conditions optimales de financement de la transition vers une économie décarbonée et celle de garantir la protection des établissements qui assurent ce financement.

Le régulateur financier en a conclu que l’impact du réchauffement climatique est désormais un facteur essentiel dans l’analyse des risques financiers des banques, conformément aux dispositions de la loi de transition écologique de 2015.

Des efforts restent toutefois à faire en matière de gouvernance interne, notamment dans le but d’optimiser l’identification des risques liés au crédit et faciliter le suivi régulier de l’exposition des acteurs du secteur financier.

EssentielL’objectif est d’appréhender plus efficacement le risque physique, souvent sous-estimé du fait de l’implantation des banques dans des zones dont l’exposition est jugée limitée.

De plus, les Français étant relativement bien couverts contre les risques de catastrophe naturelle, les organismes financiers se considèrent à l’abri de grosses pertes. Or, un bancassureur doit prendre en charge le risque physique.

L’impact juridique du risque climatique reste largement sous-estimé

En outre, les banques semblent totalement négliger l’aspect juridique, à savoir le risque d’être poursuivi en justice pour cause ou d’inaction sur la question écologique.

Pourtant, de tels recours se multiplient à travers le monde contre des entreprises de tous secteurs.

Les États sont également attaqués par des collectifs de citoyens, des ONG… afin de les inciter à accélérer la lutte contre le changement climatique. C’est le cas de la France avec la pétition « L’Affaire du siècle », initiée par quatre organisations de protection de l’environnement et de solidarité internationale.

Pour les banques, même si la menace n’est pas a priori urgente, d’éventuelles plaintes seraient synonymes de dédommagements ou d’augmentation du risque de crédit en cas de défaillance d’une entreprise débitrice à la suite d’une condamnation.

De plus, la transparence sur les risques est aujourd’hui considérée par les experts pour le comparatif des banques.

Autre enjeu majeur, l’incohérence entre le discours et les actions des groupes bancaires pourrait fortement nuire à leur image auprès du grand public. En effet, le rapport « Banking on climate change 2019 » établi par un collectif d’ONG révèle que les investissements des banques dans les énergies fossiles, pour un montant évalué à 1700 milliards d’euros, restent d’actualité.

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