Les banques de la zone euro constatent un ralentissement de la croissance du secteur

La carte de l'Europe avec des billets de banque en euro

Les banques européennes pourraient ne pas être en mesure d’atteindre leurs objectifs si la principale institution financière de l’Union européenne décide d’abaisser une nouvelle fois les taux. En tout cas, la rentabilité du secteur a dégringolé de 30 % environ, à en croire l'Euro STOXX Banks, et ce, en l’espace d’un an.

Ralentissement de la croissance économique de l’Empire du Milieu, éventuelle sortie des Britanniques de l’Union européenne sans accord, guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Toutes ces variables ont un impact considérable sur l’économie européenne. C’est ainsi que des rumeurs circulent autour d’une nouvelle diminution des taux par la BCE alors même qu’ils atteignent déjà des seuils historiques.

Si l’institution financière prend cette initiative, les établissements bancaires de la zone verront leurs performances diminuer. Commerzbank aura du mal à réaliser son objectif en termes de bénéfices annuels, tandis qu’UniCredit a déjà révisé son objectif de revenus pour cette année.

Les établissements français se distinguent de leurs homologues européens

Face à l’éventualité d’une diminution des taux d’intérêt au sein de la zone euro, les établissements bancaires français ne manifestent pas particulièrement d’inquiétudes. Frédéric Oudéa, le dirigeant de Société Générale, a fourni une justification lorsqu’il a communiqué les comptes trimestriels de la banque au mois d’août dernier. Il avance que les taux en question influent principalement sur 10 % du revenu.

Mais ce n’est pas le cas de toutes les banques européennes. Certaines enseignes allemandes, espagnoles ou italiennes se voient obligées de revoir leur marge prévisionnelle à la baisse. Il en est de même pour les établissements néerlandais, à l’instar d’ABN Amro. Kees van Dijkhuizen, son directeur général, prend la parole :

« À mesure que les taux d'intérêt versés par nos clients se rapprochent de zéro, il devient de plus en plus difficile de compenser la baisse de nos marges d'intérêt ».

Kees van Dijkhuizen.

Une réduction des dépenses pour compenser la baisse de revenus ?

La banque allemande Commerzbank, qui a vu son titre baisser de 6,6 %, a été confrontée à la réalité alors qu’elle espérait faire croître ses bénéfices cette année. Quant à l’Italienne UniCredit, son action a cédé 5,5 %. Le plus grand établissement bancaire italien prévoit d’encaisser 18,7 milliards d'euros de revenus annuels au lieu de 19 milliards d'euros. Des effets se feront-ils ressentir sur les prix consultables sur tout comparateur de banque ?

Pour pallier la variation des taux d’intérêt et se protéger de l’incertitude engendrée par le contexte macroéconomique et géopolitique, certaines banques ont déjà pris leurs dispositions. Par exemple, Au second trimestre, BNP Paribas a procédé à une dépréciation des actions de sa filiale américaine BancWest, à raison de 500 millions d'euros.

De son côté, ABN Amro veut maîtriser ses coûts même si le bénéfice net de la banque a augmenté de 1 % durant le deuxième trimestre de cette année. UniCredit pourrait également aller dans ce sens. Bloomberg rapporte que le groupe italien pourrait encore supprimer 10 000 emplois.

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