Japon : les cartes bancaires risquent de se heurter à un problème insolite, mais néanmoins sérieux

Jeune couple japonais fait des achats en ligne avec une tablette et une carte de crédit

Les banquiers et fabricants de cartes bancaires au Japon ne s’attendaient surement pas à devoir réfléchir sur le sujet avant un bon moment. Et pourtant, au rythme auquel évolue la production de cartes, les acteurs devront trouver un nouveau système de numérotation puisque l’actuel est sur le point d’atteindre ses limites.

Des milliards et des milliards de combinaisons ? Pas vraiment !

La carte bancaire était, jusqu’à tout récemment, un moyen de paiement parmi tant d’autres au Japon. Le nombre de titulaires est en augmentation régulière chaque année, sans pour autant atteindre des sommets (+2 %, en l’occurrence).

Mais avec la crise sanitaire et surtout la peur de propager le virus par l’utilisation de l’argent liquide, le nombre de demandes de cartes a explosé. Un quotidien local met le doigt sur le fait qu’à ce rythme, il n’y aurait plus de numéros de carte disponibles.

En dotant les cartes d’une numérotation à 16 chiffres, les concepteurs pensaient avoir une marge suffisante puisqu’il existe alors des milliards de combinaisons possibles. Mais cette affirmation n’est vraie que si tous les chiffres qui composent le numéro ne servaient, justement, qu’à distinguer chacune d’elles.

Bien évidemment, la réalité les a vite dépassés. Chaque portion du code à 16 chiffres correspond à un indicatif précis. Par exemple, dans la majorité des cas, les 6 premiers chiffres comprennent l’indicateur « pays », le type ou même la marque de la carte. De ce fait, ils ne peuvent pas être modifiés.

D’autres parties du code peuvent également faire référence au numéro de compte du titulaire, à la banque émettrice ou encore à l’entreprise fabricante. Ce qui ne laisse au final que quelques chiffres pour distinguer chaque propriétaire.

Rajouter un chiffre, une solution bien coûteuse

À première vue, rajouter un chiffre ou deux au fameux code apparait comme la solution la plus simple et la plus évidente. Mais la réalisation va être beaucoup plus compliquée.

Important Premièrement, toutes les nouvelles cartes avec un code plus long devront être soumises au test de résilience face à la contrefaçon. Cette seule opération pourrait coûter jusqu’à 800 millions d’euros (100 milliards de yens) aux fabricants.

Deuxièmement, les acteurs se demandent s’il ne faudrait alors pas retirer de la circulation les anciennes cartes à 16 chiffres et reprogrammer tous les outils concernés de manière à accueillir les nouvelles.

Parce qu’une cohabitation paraît encore plus complexe, ne serait-ce que dans la mise à jour de tous les logiciels. Et quelle que soit la solution adoptée, cette remise à niveau aura également un coût non négligeable.

Autre solution envisagée, le recyclage des anciens numéros résiliés. Cette alternative aura l’avantage de ne nécessiter qu’une mise à jour moindre, mais le nombre de numéros laissés vacants est trop peu important pour constituer une solution sur le long terme.

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