Les lois françaises n’approuvent pas la réfutation des espèces comme c’est le cas dans plusieurs autres pays

pièces euros

Toutes les nations du monde sont, à l’heure actuelle, sur le pied de guerre pour restreindre au maximum la propagation. Outre les fermetures de frontière et mesures de confinement instaurées depuis déjà quelques semaines, la prohibition de l’usage d’argent liquide est aussi envisagée par plusieurs pays. Pour le moment, les autorités françaises font exception à cette règle.

Bannir la monnaie physique au profit de la carte bancaire, telle est la décision prise par un distributeur alimentaire important aux Pays-Bas. Une façon pour l’enseigne de limiter le contact entre les salariés et les clients, les pièces et les billets de banque étant jugés comme facteur de transmission du virus.

Et ce n’est pas un cas isolé puisque bon nombre de pays appliquent actuellement cette mesure, Outre le fait de « nettoyer » littéralement. Du moins, pouvoirs publics et autorités de santé enjoignent le public à prioriser l’utilisation d’un autre moyen de paiement à moindre contact.

Quoi qu’il en soit, force est de constater que la France n’en est pas encore là. L’argument véhiculé étant la très faible probabilité de contagion via ce type de transaction.

Le paiement par carte bancaire prime la monnaie physique

Distanciation sociale, port indispensable de cache-bouche, désinfection des mains… Toutes ces mesures sont devenues pratiques courantes aujourd’hui lorsqu’on se présente chez son commerçant habituel.

Mais une autre disposition semble vouloir s’intégrer dans la liste : la prohibition des espèces. En effet, la peur d’être contaminé par le Coronavirus pourrait mener vers un monde sans cash. Et force est de reconnaître que bon nombre de magasins l’ont déjà banni. Une tendance qui se répand dans beaucoup de commerces à l’échelle mondiale, à en croire les statistiques communiquées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

D’ailleurs, plusieurs pays s’activent pour freiner la circulation de l’argent liquide, voire l’interdire. Parmi eux :

  • La Chine, bien évidemment, qui désinfecte ses billets de banque via des rayons UV et détruit ceux provenant des zones fortement infestées ;
  • La Corée du Sud qui a suspendu la circulation de billets pour deux semaines ;
  • Les États-Unis, qui mettent d’abord en quarantaine la monnaie fiduciaire provenant d’Asie avant de la remettre en circulation sur le territoire ;
  • L’Iran, dont le ministre même de la Santé a enjoint les citoyens à ne plus utiliser de l’argent physique.

Dernièrement, le commerce central alimentaire des Pays-Bas est venu renforcer les rangs de ces prohibiteurs. La principale chaine de magasins alimentaires néerlandaise, Albert Heijn a, en effet, édité un document bannissant totalement l’argent liquide et n’acceptant désormais que la carte bancaire. L’objectif, selon le quotidien De Telegraaf, étant d’éviter :

Autant que possible le contact entre les clients et le personnel, ce qui pourrait favoriser la propagation du coronavirus.

Albert Heijn.

Le refus d’espèces est interdit par la loi dans l’Hexagone

Pour ce qui est de la France, aucune mesure en ce sens n’a encore été prise à ce jour, pour le grand soulagement des consommateurs fragiles qui ne disposent pas de carte bancaire ni d’autres moyens de paiement sans contact. Comme l’ont tenu à rappeler plusieurs associations, telles que la Fnat (Fédération nationale des associations tutélaires), l'Unaf (Union nationale des associations familiales) et l'Unapei.

Formant une interfédération, ces dernières font, en effet, valoir que :

Les nécessaires mesures de lutte contre la propagation du virus ne doivent pas faire oublier que 5 % de nos concitoyens n'ont pas de carte de paiement ni de carte de retrait. Ils ne peuvent régler leurs achats qu'en espèces et ont besoin d'avoir accès à un guichet pour retirer de l'argent.

Certes, pour minimiser les risques de contracter le Covid-19, certaines boutiques ont entrepris de suivre les pas de leurs homologues étrangers en refusant aussi tout paiement en espèces. Mais c’est sans compter sur l'interfédération qui n’a pas hésité à saisir « en urgence » la direction générale du Trésor, la DGCCRF et le Défenseur des droits. À l’institution alors de préciser :

En attendant, c'est directement aux commerçants et aux réseaux bancaires que nous nous adressons pour qu'ils acceptent les paiements en espèces et maintiennent leurs services, dans le respect de la loi.

À préciser que refuser de se faire payer en espèces est bel et bien interdit. Cela s’avère même une infraction pénale et est sanctionné d’une amende de 150 euros. D’autant que ce sont même la banque centrale européenne et la Banque de France qui insistent sur le fait que la propagation du Coronavirus, par le biais de la monnaie physique, ne relève d’aucune preuve. Et pas plus tard que le 7 mars dernier, le ministère de la Santé a affirmé que :

Le risque d'être infecté par le Covid-19 en touchant des pièces de monnaie, billets de banque ou cartes de crédit, est très faible.
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