Verifeasy crée un module de conformité pour simplifier l’analyse de crédit documentaire

capture ecran du site de Verifeasy

Fondée par Arnaud Doly, la jeune pousse strasbourgeoise Verifeasy compte rendre les transactions commerciales réalisées entre les importateurs et les exportateurs plus faciles. Il s’agit, en effet, de dématérialiser les démarches d’analyse de crédit documentaire. Le dirigeant avance que la start-up rendra principalement service aux entrepreneurs français, mais réalise 77 % de son marché sur le continent asiatique.

À la demande de l’importateur, l’établissement bancaire émetteur s’engage, par le biais du crédit documentaire, à payer à l’exportateur un certain montant et suivant un délai précis. Cette pratique implique néanmoins de suivre des procédures strictes, dont l’envoi de documents conformes aux règles du commerce international.

Ils serviront par exemple à vérifier la valeur des marchandises expédiées ou des prestations fournies, comme l’indique Société Générale sur son site officiel.

La Fintech Verifeasy prévoit de lancer un service visant à digitaliser l’examen de conformité du dossier à traiter. À moyen terme, elle étendra le champ d’application de son module à d’autres activités.

Quand le crédit documentaire se mêle à l’intelligence artificielle

Une fois que les documents liés au crédit documentaire ont été numérisés, Verifeasy s’assure de leur conformité via son application qui a été élaborée en 2018. Elle fonctionne grâce à des solutions de reconnaissance optique de caractères et de machine learning. Quant à l’algorithme, il tient compte des normes internationales en vigueur.

Arnaud Doly, le dirigeant, explique le fonctionnement de l’application :

« Pour chaque transaction, il faut vérifier qu'il n'y a pas de discordance entre les documents et qu'ils sont bien conformes aux informations précisées dans le crédit et aux règles internationales. Il faut environ une heure pour examiner un jeu de documents… D'une heure de travail, notre module de conformité permet de passer à moins de trois minutes. Concernant le coût opérationnel, évalué à 75 euros pour l'examen d'un jeu de documents, nous pensons pouvoir le diviser par deux ».

Arnaud Doly.

Soutenue par l’incubateur Semia, l’application de Verifeasy arrivera sur le marché au mois d’octobre prochain. Pour l’heure, des tests sont effectués par des banques locales et peut-être bientôt nationales. Outre les banques, la jeune pousse vise les sociétés exportatrices et une levée de fonds est prévue pour début 2020.

Un processus fastidieux qui engage toutefois certaines garanties

Le crédit documentaire nécessite de respecter de nombreuses formalités et exige une certaine rigueur par rapport aux délais et aux clauses, ce qui fait sa complexité. En raison justement de l’exigence du traitement, ce moyen de paiement est plus coûteux comparé aux autres solutions de paiement à l’international.

En revanche, son usage est universel et répond aux Règles et usances uniformes (RUU) de la CCI. De cette façon, les risques d’impayés et ceux liés aux problèmes de livraison sont couverts.

Arnaud Doly relate l’intérêt d’avoir recours au module développé par Verifeasy. Il souligne qu’en cas de souci concernant la conformité des documents, le tiers exportateur ne pourra pas se procurer les marchandises :

« En 2018, environ 4,2 millions de transactions en crédit documentaire ont été effectuées, avec en moyenne dix documents par transaction. 70 % des documents ont été rejetés par les banques lors de leur première présentation à cause d'erreurs, dans l'orthographe d'un nom ou dans le montant d'un prix par exemple… Cela a un coût immédiat pour l'exportateur dont la marchandise va se retrouver bloquée. Par ailleurs, chaque amendement au crédit documentaire est payant ».

Arnaud Doly.

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