Remédier à la fraude fiscale devient une priorité pour le gouvernement italien

Des billets de banque euros avec des menottes

Un phénomène très présent dans le système économique actuel. C’est de cette manière que le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, aborde la fraude fiscale, lorsqu’il a été questionné par la presse. Pour résoudre ce problème de taille, le gouvernement du pays étudie quelques pistes. Un plan devrait être porté à la connaissance du grand public dans quelques semaines.

Nombre d’Italiens omettent de déclarer leurs revenus au fisc en toute connaissance de cause. La fraude fiscale est massivement pratiquée dans le pays.

Conscient de cette situation dommageable pour l’économie, le gouvernement se penche sur la possibilité d’accorder une faveur fiscale à ceux qui font leurs achats quotidiens avec leur carte bancaire. Le système de cashback à caractère fiscal que compte proposer l’État n’a jamais été appliqué ailleurs.

Une solution est également envisagée pour les personnes qui conservent leurs reçus. C’est ce que révèle Giuseppe Conte à quelques journalistes italiens réunis à New York le 24 septembre dernier, sans révéler trop de détails.

Favoriser certains modes de règlement de factures en instaurant un système de cashback

Hormis l’opportunité de gagner de l’argent grâce à une loterie de reçus obtenus en achetant des produits par carte bancaire, les usagers de ce moyen de paiement ont droit à un autre privilège. C’est ce que rapporte la presse italienne.

Dans les détails, les pouvoirs publics prévoient le remboursement des dépenses réalisées au moyen de la carte, à hauteur de 2 à 4 %. Cet avantage est accordé à partir d’une certaine somme déboursée qu’il reste à déterminer. Il se présente sous la forme d’une diminution d’impôts.

En même temps, le gouvernement entend promouvoir l’utilisation de la carte bancaire qui se veut pratique, en plus d’être sûre. Pour l’heure, les Italiens ne font pas mieux que les autres consommateurs européens.

Alors que l’Espagne et la France enregistraient respectivement 57,5 % et 56,6 % de paiements réalisés par carte bancaire, l’Italie n’en recensait que 47,4 % en 2018. Ces transactions représentaient pour le pays moins de 200 milliards d'euros en termes de volume annuel.

Une meilleure traçabilité des informations avec la carte de paiement

La démocratisation de l’usage de la carte bancaire au quotidien ne profite pas seulement aux consommateurs. Elle facilite également la tâche aux autorités fiscales italiennes, d’autant plus que la traçabilité des transactions est assurée.

Par exemple, il est possible de suivre les mouvements de fonds en consultant le relevé de compte. Ainsi, ceux qui tentent de détourner le système fiscal de manière illégale et ceux qui blanchissent de l’argent peuvent être facilement repérés.

En tant que Premier ministre, Giuseppe Conte compte sérieusement remédier à la fraude fiscale, dont le montant en jeu est évalué à 110 milliards d'euros annuels.

Il s’agit d’éviter une éventuelle hausse de la pression fiscale en mettant en place un programme inclus dans le projet de loi de finances pour 2020. Le gouvernement parviendra-t-il à relever le défi ? En tout cas, le chef du gouvernement note que les grands fraudeurs pourront encourir des sanctions pénales.

Choisir la Meilleure Banque

Comparez gratuitement et sans engagement plus de 160 banques en ligne et réseau en moins de 1 minute. Economisez jusqu'à 300€ sur vos frais bancaires

economisez jusqu'a 300€ sur vos frais bancaire
je trouve ma banque

Archives

back top