Part croissante des commissions dans les revenus des banques marocaines

banque marocaine

Pour les banques marocaines, la baisse de revenus liée à la diminution des taux d’intérêt est compensée par la hausse des commissions générées par les nouveaux services proposés. En 2018, leur montant a augmenté de 6 % à 5,3 milliards de DH, ce qui représente environ 15 % des revenus globaux des banques. Cette part devrait poursuivre sa croissance.

Contexte tendu pour les banques marocaines

Au Maroc, les emprunteurs ayant récemment souscrit un crédit ont bénéficié de taux plus attractifs. Ces conditions sont la conséquence d’une politique monétaire plus favorable et de la forte concurrence qui règne sur certains secteurs, notamment celui de l’emprunt immobilier.

Plus largement, un contexte tendu et le bouleversement des habitudes de consommation des clients obligent les banques à prendre des mesures pour préserver leur résultat d’exploitation.

Elles ne peuvent plus se contenter de gérer les dépôts d’argent et distribuer des prêts. Leur croissance passe désormais par l’élargissement de leur offre, et le renforcement des commissions et des opérations de marché.

Or, sur cette dernière activité, elles subissent leur volatilité, n’ayant aucune emprise sur les conditions qui entraînent les fluctuations dans un sens ou un autre. Les chiffres de certaines grandes enseignes le montrent.

Chez Crédit Agricole du Maroc, les revenus issus des activités de marché se sont établis à 365 millions de DH en 2018, contre 866 millions et 378 millions respectivement en 2016 et 2017. L’année dernière, BMCE Bank et BCP ont également observé un repli à deux chiffres pour cette branche.

Les commissions, sources de revenus en croissance pour les banques

Les commissions représentent donc l’unique source de revenus complémentaires stable et à la progression régulière. L’an dernier, la marge sur commissions cumulée pour les huit principaux établissements bancaires du royaume a atteint 5,3 milliards de DH (+6 %) sur des revenus globaux de 38,8 milliards de DH (+3 %).

Si en moyenne, leur part par rapport au chiffre d’affaires des banques se situe à 15 %, ce pourcentage est plus ou moins élevé d’un établissement à un autre, dépendant de l’organisation de ce dernier.

Chez BCP, où la marge d’intérêt et les activités de marché représentent 43 % et 29 % du produit net bancaire, les commissions ne pèsent que 7 %.

La part de la marge sur commissions sur l’ensemble des revenus est la plus élevée chez BMCE Bank of Africa (18 %), BMCI (16 %), ainsi que Attijariwafa bank, Société Générale et Crédit du Maroc (à égalité à 15 %). Le chiffre est moindre chez CIH Bank (13 %) et Crédit Agricole (12 %).

La différence provient :

  • des frais de tenue de compte, en baisse pour toutes les catégories de clients en 2018 dans au moins 5 banques et la tendance baissière devrait se maintenir sous la pression de la concurrence.
  • des commissions prélevées sur les moyens de paiement, qui affichent un taux de progression à deux chiffres pour toutes les enseignes sauf la Société Générale. Avec +11 % en 2018, elles atteignent un total de 2 milliards de DH.

La branche assurance-vie, essentiellement commercialisée au sein du réseau bancaire, est également un important contributeur.

Sur la période 2014-2017, les primes collectées ont crû de 16 %, à 9,7 milliards. Le taux de hausse annuelle est identique en ce qui concerne les commissions générées par la bancassurance, lesquelles dépassaient 400 millions de DH en 2017.

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