Arkéa peine à concrétiser son divorce avec le Crédit Mutuel

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Jusqu’à présent, Arkéa continue de lutter afin de pouvoir enfin se désaffilier du Crédit Mutuel. Les exigences en termes de fonds propres et de niveau de solvabilité constituent autant d’éléments auxquels la banque bretonne doit faire face, et qui risquent de faire échouer son projet. Le point sur ce sujet.

Arkéa mène un rude combat pour obtenir son indépendance vis-à-vis du groupe Crédit Mutuel. Mais pour l’heure, ses tentatives n’ont aucunement abouti. Il faut dire que la banque refuse de suivre la démarche imposée par la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM).

En février dernier, l’organe central du groupe bancaire a indiqué que les institutions qui souhaitent quitter le Crédit Mutuel devaient porter leur projet auprès de lui. À défaut, elles n’obtiendront aucun agrément et devront réaliser une nouvelle demande au niveau des autorités compétentes. Cela étant, Arkéa doit aussi répondre à d’autres questions relatives à la procédure de sortie.

Un niveau de solvabilité remis en question

Voulant procéder à la séparation différemment, Arkéa a préféré se tourner directement vers les autorités bancaires telles que la Banque centrale européenne (BCE), plutôt que de consulter la CNCM.

La banque bretonne souhaite obtenir leur position sur le sujet avant de porter son projet en interne pour le soumettre à un vote. Pour l’heure, elle se focalise donc sur la concertation avec la BCE et le dossier technique n’a pas encore été monté.

D’ailleurs, avant de pouvoir finaliser son dossier, Arkéa doit également réfléchir sur la manière de répondre aux critères imposés pour obtenir son indépendance. La BCE lui demande notamment d’avoir un ratio de solvabilité d’au moins 11 %.

Une exigence à laquelle elle est en mesure de répondre selon la banque bretonne, estimant son ratio très élevé. Néanmoins, la récente recapitalisation de Suravenir, sa filiale d’assurance, n’est pas sans conséquence sur le niveau de solvabilité d’Arkéa.

Cette opération qui s’est élevée à 540 millions d’euros a impacté le ratio de solvabilité de la banque de 103 points de base. Elle a ainsi vu son indicateur passer de 17,5 % en juin dernier à près de 16,5 %.

D’autres situations à prendre en compte

Le niveau de solvabilité n’est qu’une partie des questions qu’Arkéa doit gérer. En décembre 2018, la CNCM lui a également réclamé 1,7 milliard d’euros au cas où les caisses du Crédit Mutuel du Sud-Ouest et de Bretagne se sépareraient également du groupe.

Aucune information n’a été révélée sur le poids de celles-ci sur le chiffre d’affaires de Crédit Mutuel.

EssentielIl est cependant possible d’apprécier leurs performances à travers un comparateur de banque, même si les informations obtenues ne permettent pas d’avoir une idée de ce qu’elles représentent réellement.

Actuellement, Arkéa estime ses fonds propres à 7,7 milliards d’euros. Différentes situations peuvent néanmoins les affecter. Le maintien des taux négatifs par la BCE en fait notamment partie. Par ailleurs, la suspension des ventes de fonds en euros par Suravenir a été avancée. Une situation qui aura un impact non moins important sur la banque bretonne.

Dans le même temps, la reprise des normes prudentielles de Bâle IV dans les réglementations européennes entraînera le durcissement des exigences en matière de fonds propres au niveau des banques.

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