Le constat des banques présentant une santé financière fragile

une loupe sur un batiment bancaire de type américain

Dans le secteur bancaire français, les valeurs boursières chutent alors que les enseignes peinent déjà à rentabiliser leur modèle d’affaires. C’est ce que révèle une étude du cabinet McKinsey. Alors que les banques sont déjà particulièrement fragiles, elles risquent de se retrouver dans une situation encore plus délicate avec le ralentissement économique. Quelles solutions s’offrent à elles ?

Une étude réalisée par le cabinet de conseil McKinsey révèle qu’un tiers des établissements bancaires à travers le monde pourraient ne pas s’en sortir si la conjoncture économique ne leur profite pas. Or, le défi est de taille, d’autant plus que la croissance mondiale n’est pas au rendez-vous.

En tout cas, les banques doivent assurer leur productivité, sachant qu’il relève de leur ressort de financer l’économie. C’est ce que relate le Secrétaire général qui exerce au sein de l’organe de surveillance du secteur bancaire français. Pour se procurer des liquidités, les institutions financières profitent, pour l’heure, de la politique établie par la BCE.

Se réorganiser dans un secteur en pleine mutation et sujet à des bouleversements conjoncturels

Hormis les opérations de consolidation, les solutions suivantes peuvent être appliquées par les banques désireuses de générer davantage de marges et de réduire les coûts dans le contexte actuel :

  • mutualisation de certaines dépenses de manière à centraliser les données utilisateurs pour palier par exemple le blanchiment d’argent ;
  • focalisation sur le cœur de métier (quitte à suivre un plan de restructuration) sachant que l’ensemble de la valeur ajoutée est l’œuvre de seulement 20 % des enseignes ;
  • augmentation des frais bancaires et des offres d’assurance afin qu’une éventuelle augmentation des taux ne porte pas préjudice.

Pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation, certaines banques se lancent dans la transformation digitale tout en limitant le nombre d’agences physiques. Cette mesure implique inévitablement une suppression d’emplois en série. Entre 2008 et 2018, les postes disparus dans les pays membres de l’Union européenne s’établissent à 600 000 unités.

Les banques européennes sauront-elles faire preuve de résistance ?

En raison de leur business model assez lourd, les banques classiques séduisent moins que les Fintech et les banques digitales. Les tarifs affichés par tout comparateur de banque en disent également long sur les coûts supportés par chacun des acteurs.

Pour la troisième fois d’affilée, les taux régressent pour osciller entre 1,50 et 1,75 %. Les emplois peinent à se créer et l’indice du secteur manufacturier affiche des résultats moindres. Ajoutée à la baisse de cadence de la croissance économique, cette situation peut conduire à l’explosion des incidents de remboursement.

McKinsey révèle aussi que chez 8 établissements sur 10, l’argent coûte plus cher que ce qui est créé. Le cabinet souligne même que 35 % des enseignes étudiées à l’échelle internationale présentent une rentabilité sur fonds propres tangibles (ROTE) très faible. Celle-ci s’établit en effet à 1,6 %.

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