En Italie, les finances des établissements de crédit se fragilisent

établissements de crédit en Italie

Outre la performance des obligations d’État, les banques italiennes n’échappent pas à la hausse excessive des taux. Dans ce contexte, les établissements bancaires en redressement doivent fournir davantage d’efforts pour se constituer les fonds propres réglementaires et mener à bien leur plan de financement pour l’année 2018. La pression est d’autant plus forte lorsque l’on sait que la capacité de l’État à rembourser ses dettes est mise à rude épreuve.

De nombreuses mesures ont été mises en place pour que les banques européennes puissent absorber les pertes résultant d’une crise financière. Ainsi, elles seront protégées d’une éventuelle faillite. Le Comité de Bâle a fixé une fourchette quant au montant minimal de fonds propres à constituer.

Cette disposition a été complétée par le statut Total Loss Absorbing Capacity (TLAC). Jusqu’à quand les banques italiennes arriveront-elles à s’y conformer et à détenir des réserves suffisantes ? Toujours est-il que les capitaux s’amenuisent du fait de l’évolution du spread, pendant que l’exécution des programmes de financement prend du retard. Les financements risquent donc de coûter plus cher.

Les banques italiennes ne sont pas prêtes de sortir d’affaire

Faire face à des clients insolvables et affronter la remontée des taux… voilà le défi qui incombe aux enseignes bancaires transalpins ces dernières années. La marge actuarielle des obligations tend également à baisser, ce qui influe sur le bilan des établissements. Ces derniers ont tout intérêt à retrouver leur équilibre, car la faillite pourrait paralyser tout le secteur, notamment s’il s’agit d’une banque systémique.

Les établissements transalpins affrontent les aléas du marché boursier

ConstatSur le marché boursier, les banques italiennes sont confrontées à une dégradation du spread, ce qui impacte les résultats financiers dans son ensemble. Les portefeuilles d’actifs disponibles à la vente sont plus particulièrement touchés et cette variation n’est pas sans conséquence sur la constitution de fonds propres réglementaires.

Les éventuelles conséquences sur les portefeuilles de trading ne sont pas non plus à négliger. En établissant une comparaison bancaire, il en ressort que les fonds détenus par la banque systémique Unicrédit s’élèvent à 121 % de son ratio Cor Tier 1 (CET1), contre 217 % chez Monte Dei Paschi.

Les banques tardent également à achever leur programme de financement. Pour l’heure, la seule enseigne systémique de la place n’a exécuté son plan de financement qu’à hauteur de 32 %, ce qui représente une émission de dettes de 18,5 milliards d’euros.

Intesa Sanpaolo est quelque peu en avance, avec un plan de sauvetage réalisé à 44 %. En revanche, Monte Dei Paschi doit procéder à l’émission de titres subordonnés équivalents à 700 millions d’euros.

Dégradation de la note de crédit

Le secteur bancaire italien n’est pas au meilleur de sa forme. Puisque les établissements bancaires ont racheté la dette locale durant la crise de 2011, on peut donc s’interroger sur la soutenabilité de la dette publique.

On risque d’être confronté à une augmentation du coût du capital chez les établissements bancaires, alors que les crédits affichent déjà une rentabilité moindre. Par exemple, chez Intesa Sanpaolo, les créances douteuses constituent 10 % des encours de crédits. Les banques ne sont pas non plus à l’abri de la fermeture du marché.

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