Le réseau de caisses d’épargne allemandes réalise de belles performances

banque allemande

En dépit de la faiblesse des taux d’intérêt, le réseau de caisses d’épargne allemandes a réussi à maintenir un niveau élevé de bénéfice l’année dernière. Ses performances satisfaisantes, l’enseigne le doit surtout à une hausse de ses tarifs et à une réduction de ses coûts. Par ailleurs, le réseau poursuit sa transformation digitale et ne compte pas se faire bousculer par les Fintech, ces jeunes pousses spécialisées dans les technologies appliquées à la finance. Détails !

Les caisses d’épargne allemandes se félicitent d’avoir « fait du bon boulot dans une phase difficile ». Malgré la politique de taux bas de la BCE, elles ont en effet réussi à dégager un bénéfice net important en 2017, comparées notamment aux grandes banques privées du pays.

Évalué à 2,2 milliards d’euros, celui-ci est largement supérieur à la marge réalisée par Commerzbank (160 millions d’euros). Pour la troisième année d’affilée, Deutsche Bank a de son côté enregistré une perte nette estimée à 751 millions d’euros en 2017.

La hausse tarifaire, principal levier de maintien de la marge

Le réseau public allemand des caisses d’épargne a fortement protesté contre les taux bas qui ont fait reculer leurs bénéfices dans le domaine des opérations d’intérêt. Pour faire face à cette situation et compenser le manque à gagner, le réseau a revu ses frais bancaires à la hausse.

Parce que le marché bancaire du pays est très fragmenté et est par conséquent très concurrentiel, les caisses d’épargne ont pu faire évoluer leurs tarifs sans perdre des clients. De fait, le réseau détient une part de marché de 51% en banque de détail et celle-ci est restée stable malgré la révision tarifaire.

Outre cela, les caisses d’épargne doivent le maintien de leur bénéfice à :

  • une réduction de leurs coûts de fonctionnement ;
  • une augmentation de la demande de titres financiers qui a accru les revenus provenant des activités de gestion d’actifs et de banque d’investissement du réseau.

La transformation digitale du réseau se poursuit

Depuis quelque temps, le réseau des caisses d’épargne allemandes compte progressivement moins d’établissements. Leur nombre a en effet basculé de 429, en 2010, à 386 cette année. Helmut Schleweis, président de la DSGV (fédération allemande des caisses d’épargne), indique que :

C'est la réglementation qui incite les instituts à fusionner entre eux et non les besoins des clients.

Helmut Schleweis.

Interrogé par un site comparatif banque sur la transformation numérique du réseau, il souligne que cet éclatement des caisses d’épargne ne constitue pas un frein à la digitalisation de l’enseigne. Selon lui, celle-ci est réalisée de manière centralisée.

Toujours dans le cadre de cette digitalisation, le dirigeant confie qu’il ne prend pas la concurrence des Fintech à la légère. D’ailleurs, l’établissement a déployé un service de paiement instantané pour rivaliser celui de la banque mobile N26. Baptisée Kwitt, la solution revendique 800 000 utilisateurs à l’heure actuelle. Helmut Schleweis souligne néanmoins que le réseau dispose d’un avantage concurrentiel face aux jeunes pousses. Il commente que :

Lorsque les Fintech lancent un nouveau service, elles atteignent dans le meilleur des cas un million de clients en deux à trois ans. Nous, on en possède tout de suite 50 millions.

Helmut Schleweis.

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