2018 est l’année des réformes pour les banques françaises

rencontre entre banquiers

À l’heure où la politique des taux bas s’appesantit sur les marges bénéficiaires des établissements bancaires, ceux-ci veulent néanmoins se consolider grâce à la reprise économique. Cette année, plusieurs défis importants doivent être relevés par les banques françaises afin de pouvoir respecter les réglementations et les normes exigées par les acteurs des services financiers.

L’année 2018 sera marquée par de nombreux chantiers de transformation au niveau du secteur bancaire, si l’on ne cite que les nouvelles réglementations auxquelles les établissements financiers vont devoir confronter. En effet, celles-ci concernent la tarification, la sécurité des transactions et la protection des informations personnelles des consommateurs.

Afin d’affronter la concurrence qui est accentuée par l’évolution de la technologie, les banques traditionnelles sont obligées de rester en phase du développement en déployant également des moyens digitaux, tels que le recours à des banques en ligne ou mobiles, et la capitalisation sur des Fintech. La digitalisation du système bancaire implique toutefois une réorganisation des réseaux, notamment la compression du nombre d’agences physiques.

De nouvelles règles sur le marché bancaire vont être instaurées

L’application de la directive MIF II a eu des impacts majeurs sur le marché bancaire. En effet, elle a obligé les institutions bancaires privées et celles dédiées à l’investissement à réviser le coût de certains de leurs services, depuis le début de ce mois.

Mises à part ces nouvelles réglementations tarifaires, la nouvelle Directive des Services de Paiement ou DSP2 va également s’appliquer aux établissements bancaires de détails à compter du 18 janvier 2018.

La DSP2 vise à renforcer la sécurité des transactions en ligne, notamment les paiements à distance. Quoi qu’il en soit, les Fintech y verront une opportunité pour gagner davantage de parts de marché, au détriment des enseignes bancaires traditionnelles. .

Ces dernières vont, en fait, devoir partager leurs précieuses données clientèles qui leur ont été des atouts considérables auparavant pour attirer de nouveaux clients ou fidéliser ceux qui le sont déjà.

Par ailleurs, la mise en vigueur d’un nouveau règlement européen, le RGPD, est prévue en mai prochain, en vue d’une meilleure protection des données. À cet effet, les établissements financiers auront une obligation d’informer leurs clients en cas d’utilisation de leurs informations personnelles. D’autant qu’actuellement, les banques projettent de recourir fortement à ces données, afin de devenir plus performantes.

La course à la digitalisation est devenue incontestable

L’évolution intense de la technologie oblige les enseignes bancaires traditionnelles à s’adapter aux rythmes de vie et aux besoins des consommateurs, qui sont connectés à longueur de la journée. C’est la raison pour laquelle elles ont lancé des banques digitales, dont les comptes peuvent être gérés sur Internet ou via des applications mobiles.

Si la Société Générale et le Crédit Agricole ont déjà eu recours à cette solution, d’autres institutions sont encore en phase de test. Notamment la Banque Postale qui prévoit de commercialiser sa banque numérique au début de 2019.

Cette dernière, à l’instar de certains établissements, préfère investir dans les Fintech en acquérant la plateforme de financement participatif KissKissBankBank, l’année dernière. De même, le Crédit Mutuel Arkéa a racheté Pumpkin et a également investi dans des institutions financières telles que Younited Credit et Linxo. Quant au groupe BPCE, il envisage de déployer à travers l’Europe la Fintech Fidor, acquise en 2016, en tant que sa banque mobile.

La digitalisation du système a cependant des effets non négligeables sur les réseaux bancaires, notamment la dématérialisation des prestations qui engendre la fermeture de nombreuses agences physiques, du fait de son inutilité. Concrètement, 300 agences sont vouées à disparaître d’ici 2020, suite à la réorganisation de réseaux de la Société Générale.

Parallèlement, 10% des points de vente de BNP Paribas sur le territoire français vont être fermés, soit 200 agences. En tout cas, ces dispositions ont été prises afin d’améliorer les services bancaires et de permettre ainsi aux consommateurs de mieux comparer une banque par rapport à une autre.

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