Que se passera-t-il en cas de sortie du Royaume-Uni de l’UE sans être parvenu à un accord ?

drapeau du Royaume-Uni et de l'UE

Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne le 29 mars prochain. Alors que le vote définitif de l’accord sur le Brexit par le Parlement avait été prévu le 11 décembre dernier, il a finalement été reporté. N’ayant pas été écarté, le retrait sans accord du Royaume-Uni continue de susciter les inquiétudes des marchés britannique et européen.

Risquant largement d’être retoqué par le Parlement britannique, l’accord sur le Brexit a vu son vote définitif être reporté en vue d’une renégociation avec les 27 États membres de l’UE. Le retrait du Royaume-Uni sans accord qui a été régulièrement évoqué en cas de rejet reste une éventualité.

Les éventuelles conséquences de ce scénario ont été publiées par le gouvernement britannique via une série de notes techniques visant à préparer les citoyens et les entreprises. Le trafic aérien, les démarches administratives à réaliser pour l’importation ou l’exportation, les frais d’itinérance mobile ou encore le permis de conduire sont autant de sujets couverts.

D’importantes perturbations dans les transports

En cas de « no deal », de véritables désordres risquent de se produire dans les aéroports, au Royaume-Uni comme à l’étranger. En effet, si les entreprises de transport aérien venaient à perdre le droit d’effectuer des vols entre le Royaume-Uni et l’UE, le trafic serait complètement paralysé.

Pour éviter cela, Londres a l’intention d’accorder des permissions aux compagnies aériennes pour assurer un fonctionnement plus ou moins normal, et espère que l’UE en fera de même. Des perturbations sur certains vols sont néanmoins prévues. Le transport ferroviaire, Eurostar notamment, risque aussi d’être impacté étant donné que les licences des opérateurs britanniques pourraient ne plus être valables.

De leur côté, les entreprises dans l’importation et l’exportation qui se comptent par milliers au Royaume-Uni devront se préparer à de nouvelles taxes ainsi qu’à de nouvelles déclarations douanières qu’il faudra apprendre à remplir.

Les produits comme le fromage Stilton ou le whisky écossais, reconnus jusqu’ici par des labels européens, devront se soumettre à un système d’IGP. En outre, une nouvelle iconographie visant à prévenir les risques du tabagisme devra certainement être introduite étant donné que les droits des photos jusqu’alors utilisées appartiennent à la Commission européenne.

Des frais supplémentaires au niveau des banques

Le gouvernement britannique soulève que des frais bancaires supplémentaires risquent d’être appliqués concernant l’utilisation des cartes de paiement et que les procédures bancaires se feront plus lentes.

Au niveau de l'UE, les clients des banques d'investissement implantées au Royaume-Uni n’auront plus la possibilité de recourir à leurs services financiers. Pour se défendre contre ces perturbations, les établissements bancaires sont nombreux à avoir mis en place sur le continent des filiales.

Les retombées sur l’itinérance en cas de Brexit sans accord suscitent également des craintes. Une telle sortie est en effet susceptible de compromettre la faculté des consommateurs à utiliser le réseau d'un opérateur étranger de téléphonie mobile lorsqu’ils voyagent.

Si celui-ci est actuellement gratuit pour les consommateurs au sein de l’UE, le service deviendra certainement payant pour les voyageurs qui franchissent la frontière irlandaise ou la Manche.

Perte d’accès à des services de streaming

Le Royaume-Uni sortant du marché numérique, les citoyens pourront ne plus accéder à Spotify ou Netflix. Par ailleurs, les frais pour les achats en ligne risqueront d’être augmentés car la livraison de colis dans le pays ne se verra plus appliquée une TVA allégée.

En outre, les Britanniques souhaitant passer leurs vacances en Europe devront détenir un permis de conduire international étant donné que leur permis risque de ne plus être valide. Enfin, des règles sanitaires beaucoup plus strictes viendront encadrer le transport d’animaux domestiques. Il sera par exemple obligatoire de consulter un vétérinaire 4 mois au minimum avant la date du départ.

Risque de rupture d’approvisionnement en médicaments

En sortant de l’UE, le Royaume-Uni quittera par la même occasion l'Agence européenne du médicament. Pendant quelques temps, le pays continuera toutefois à reconnaître les certifications et les tests européens pour passer outre une double procédure et parer à une rupture d'approvisionnement.

Par ailleurs, des médicaments pour 6 semaines seront rajoutés aux 3 mois de stocks détenus actuellement. Néanmoins, Londres n’aura plus la possibilité de solliciter les banques de sperme européennes. De nouveaux accords devront ainsi être développés par les établissements britanniques.

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