La crise turque représente une menace pour les banques étrangères

façade de banque

Avec l’actuelle crise qui sévit, la Turquie, mais surtout les banques étrangères opérant sur le territoire turc risquent d’en payer des frais. Du moins, ce que laissent entendre les résultats de l’enquête menée par la BCE (Banque centrale européenne) au premier trimestre 2018. Les enseignes européennes seraient les plus touchées par cette situation désavantageuse.

D’après la BCE (Banque centrale européenne), la crise turque aurait des impacts négatifs sur les valeurs bancaires de certains opérateurs étrangers qui se sont implantés en Turquie. En effet, ce régulateur a récemment révélé un recul moyen de 3,23% sur l’indice de ces banques au cours des trois premiers mois de 2018.

Dans le lot, des acteurs majeurs sur le territoire turc, ainsi que dans leur pays respectif, suscitent la crainte de la BCE en affichant des résultats inquiétants allant en dessous de 0%.

Ainsi, l’enseigne espagnole BBVA, l’Italienne UniCredit et la Française BNP Paribas se positionnent en tête de liste en enregistrant des ratios allant jusqu’à -5%. Une situation que ces dernières ne considèrent pas comme une réelle menace.

Les banques étrangères exposées à des risques

Comme pour d’autres nations, le secteur bancaire turc est aussi investi par des opérateurs étrangers. Mais avec la crise actuelle touchant l’unité monétaire de la Turquie, ces derniers s’exposent à des risques.

Du moins ce qu’appréhende la Banque centrale européenne en tenant compte des sommes qu’ils ont investies dans des offres de crédits au premier trimestre de cette année.

Ainsi, les banques espagnoles sont les plus vulnérables, avec des investissements atteignant 82,3 milliards de dollars. Viennent ensuite la France avec 38,4 milliards et le Royaume-Uni avec 19,2 milliards. Les États-Unis, l’Allemagne et l’Italie sont également dans la liste, en enregistrant en moyenne dans les 17 milliards de dollars.

Avec de tels montants, ces opérateurs s’exposent en effet à une situation critique face à la tendance baissière de la Livre turque. Le manque de couverture risque en effet d’avoir des impacts fastidieux sur les emprunts en devises qui représentent près de la moitié (40%) des investissements.

Trois banques européennes dans le rouge, mais...

Parmi les six acteurs financiers de grande envergure en Turquie, trois banques européennes sont dans le rouge si l’on se réfère aux données d’un comparateur bancaire. En effet, la valeur en fonds propre de ces opérateurs a chuté au cours du premier trimestre 2018 :

  • Une baisse de 5,16% pour l’Espagnole BBVA
  • Une décroissance de 4,73% pour l’italienne UniCrédit
  • Une diminution de 2,99 % pour la Française BNP Paribas

Cependant, ces enseignes semblent ne pas en être affectées pour autant. C’est d’ailleurs le cas pour BBVA qui se fie à ses bénéfices réalisés ces six derniers mois et qui représentent 14 % de ses résultats nets pour un montant total de 373 millions d’euros.

Yapi Kredi, la filiale turque d’UniCredit, qui est considérée comme la plus exposée de toutes, arrive aussi à relativiser en soutenant qu’une décroissance de 2% n’est pas aussi dramatique sur ses revenus. Pour cet organisme financier, une éventuelle baisse de 10% de la livre turque n’affectera ses fonds propres qu’à hauteur de deux points.

Par le biais de la TEB (Türk Ekonomi Bankasi), BNP Paribas évoque également la même condition. Pour cette Française, le marché turc ne représente que 2% de ses investissements.

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