Le secteur bancaire face à ses responsabilités écologiques
Secteur assez opaque de par sa nature stratégique, le secteur bancaire ne figure pas parmi les acteurs impliqués dans la discussion sur l’évolution écologique comme le furent le domaine de l’automobile et de l’industrie. Malgré tout, l’apparition de nouveaux acteurs entièrement en ligne remet en cause le modèle écoresponsable du secteur.
Un modèle de développement centré sur l’écologie
Important Avec leur démarche totalement dématérialisée, les fintechs et les néobanques ont offert aux banques une image plus écologique.
En effet, avec un fonctionnement zéro papier, leur empreinte carbone est bien moins importante. Dans le sillage de ces nouveaux acteurs, les établissements numériques commencent aujourd’hui à numériser leurs procédures, y compris pour l’ouverture d’un compte en ligne ou l’automatisation des échanges qui nécessitaient autrefois des ordres imprimés.
La consultation en ligne des comptes est devenue gratuite pour la quasi-totalité des banques, alors même que c’était un service payant pour 70 % il y a seulement 10 ans. Dans une tribune publiée dans Les Échos par un spécialiste international en conseil,
« La démarche écologique devra passer par la promotion du développement durable en interne, mais aussi dans leur relation avec les clients ».
Ecology centric : un nouveau mode de pensée
Comme pour la révolution customer centric qui a recentré la stratégie de développement autour du client, et du virage data centric qui a permis d’exploiter toute la puissance des données clients pour le marketing, l’implantation de l’éco-responsabilité dans le secteur bancaire nécessite le même processus pour être « ecology centric ». Il faudra ainsi encourager les placements à fort impact écologique. Selon l’IFOP,
« Seuls 5 % des investissements proposés par les conseillers allaient dans ce sens alors même que 46 % de la clientèle sont favorables ».
Important Comme pour les voitures, un système de bonus-malus devrait être mis en place sur les prêts accordés, notamment ceux destinés aux entreprises.
L’objectif est d’encourager les projets qui respectent l’environnement et qui sont en accord avec les engagements de la COP21. L’enjeu est de taille pour les banques, car les précurseurs pourront pleinement bénéficier de la transformation économique à venir.