Les banques digitales tentent d’atteindre leur équilibre

banque en ligne

Ayant étudié le comportement des Français, l’organisme de supervision bancaire compétent dans l’Hexagone indique que le taux de bancarisation des ménages est déjà très élevé. Une enquête réalisée par le cabinet de conseil Bain & Company révèle, en revanche, que le taux de mobilité des usagers chute à 31% en 2017, alors qu’il était de 40 % en 2014. Les banques en ligne qui souhaitent détenir 13 millions de consommateurs d’ici 2020 pour trouver leur équilibre sont confrontées à un défi de taille.

Dans une étude réalisée récemment, l’organe français de régulation du secteur bancaire a énoncé que les banques digitales peinent à concevoir un business model qui leur est profitable. Si la plupart d’entre elles n’arrivent pas à générer de profit, c’est principalement en raison de la particularité de leur politique tarifaire par rapport aux établissements traditionnels.

En effet, leur capacité à conquérir davantage de clients réside dans la volonté de croissance qu’affiche les grands réseaux bancaires auxquels elles sont rattachées.

Ces derniers n’ont pas d’autres choix que de lancer des offres en ligne pour éviter que la concurrence ne s’arrache une partie de la clientèle. Comment les banques à distance doivent-elles procéder pour allier conquête et rentabilité ?

Un business model peu convainquant chez les banques en ligne

Chez Fortuneo, l’encours moyen totalise 30 000 euros par client, alors qu’il s’établit à 18 000 euros chez Boursorama. En effet, la filiale du Crédit mutuel Arkéa a misé sur sa clientèle premium tout en séduisant les souscripteurs de contrats d’assurance-vie. Mais ce n’est pas tout. Les campagnes marketing sont moins coûteuses que celles réalisées par les autres banques en ligne.

Hormis la jeune pousse Fortuneo, le modèle d’affaires des banques en ligne s’avère peu rentable. C’est notamment le cas de Société Générale, dont la perte engrangée en 2017 se chiffre à 48,8 millions d'euros. Pour y remédier, Boursorama a décidé de se concentrer sur sa clientèle française et de diminuer ses coûts d’acquisition de 25 % depuis deux ans.

Quant aux néobanques, elles arrivent également à s’en sortir, grâce à des actions de communication restreintes, une procédure automatisée et des dépenses de structures plutôt faibles. Il se pourrait d’ailleurs que Compte Nickel affiche des résultats positifs pour l’exercice 2018.

Des coûts élevés et une marge faible

Comme le chiffre d’affaires généré par les banques en ligne ne permet pas de compenser la hausse des coûts induits par les efforts de conquête, leur produit net bancaire reste faible. Un professionnel exerçant dans un cabinet d’études œuvrant dans le domaine de la finance le confirme.

Selon l’ACPR, 23 % seulement des usagers des banques digitales en font leur enseigne principale. De plus, les clients de ces établissements sont plus jeunes et moins actifs (14 %). Ces caractéristiques de la clientèle expliquent la faible marge enregistrée par les banques en ligne, bien que les consommateurs soient relativement plus fortunés.

Par ailleurs, la politique tarifaire des banques à distance leur porte préjudice, étant donné que les primes de bienvenue peuvent représenter jusqu’à 24 % du produit net bancaire. Parce que les offres sont peu diversifiées, le revenu annuel par usager se chiffre à 138 euros seulement.

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