Les Fintech britanniques anticipent les effets du Brexit

un homme tenant une tablette dans les mains

La Lituanie souhaite tirer profit de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne pour attirer davantage d’acteurs bancaires dont la licence a été délivrée par les autorités britanniques. En effet, Vilnius, la capitale, compte devenir la destination favorite des Fintech. C’est ce que révèle le responsable communication de Revolut dans l’Hexagone, Emmanuel Boulade.

Voulant s’assurer que Google Pay reste opérationnel en dépit du Brexit, le géant du Web, qui dispose d’un agrément au Royaume-Uni, a entamé des démarches pour obtenir une autorisation en Lituanie.

En l’absence d’accord, Google pourra ainsi bénéficier du passeport européen pour continuer à proposer ses services de paiement électronique. De nombreuses enseignes britanniques ont également demandé une licence auprès de l’autorité lituanienne de régulation bancaire.

Revolut, qui dispose depuis longtemps de locaux à Vilnius, veut continuer à répondre aux attentes des 4,4 millions d’usagers. La plupart ne réside pas en Outre-Manche. 550 000 clients français ont d’ailleurs été recensés.

Obtenir un passeport européen en passant par la Lituanie

Si l’Angleterre se retire de l’Union européenne sans aucun accord, Revolut se servira de son agrément lituanien, comme le relate le responsable communication de la société britannique sur le territoire français. En effet, Vilnius mise sur le moindre coût de la licence et la simplicité de la procédure d’obtention pour séduire les Fintech implantées en Europe.

Dans ce cas, les usagers seront amenés à apporter des justificatifs de leur identité. Ils devront aussi consentir aux nouvelles conditions générales d’utilisation des services. L’entreprise souligne que cette démarche ne durera que trois minutes.

Comme toute banque, la pionnière des enseignes digitales fera valoir son passeport européen pour fournir ses prestations aux populations de l’Espace économique européen (EEE) impliquant tous les États de l’Union européenne. Il s’agit par exemple de services de paiement et d’opérations de financement. Ces prestations ont été énumérées par un Option Finance, un magazine dédié aux spécialistes de la Finance.

Revolut rassure ses usagers

Au cas où l’Union européenne et la Grande-Bretagne aboutiraient à un consensus, le passeport financier détenu par la banque en ligne pourrait continuer à être utilisé, même après le Brexit. Toutes les banques britanniques, pourront dans ce cas, rester accessibles dans l’EEE. Il reste à savoir si la Chambre retiendra cette proposition. En tout cas, le délai de réflexion expirera ce 12 avril 2019.

En revanche, si les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord, les Fintech anglaises ne pourront plus exercer dans l’EEE, dont fait partie la France. Plus aucun service n’y sera commercialisé, y compris ce qui fait le cœur de métier des professionnels de la banque.

Pour rassurer ses clients, Revolut mise alors sur sa seconde licence, autre que celle qui a été délivrée par la Financial Conduct Authority (FCA), comme l’affirme Emmanuel Boulade. La FCA est l’instance compétente pour contrôler les activités bancaires au Royaume-Uni.

Nous y avons obtenu deux licences, une d’établissement de monnaie électronique, la même qu’en Grande Bretagne, et une bancaire.
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