Quand les restrictions réglementaires ralentissent la croissance d’une enseigne

capture écran du site de Revolut

Le 15 juillet dernier, Revolut a célébré son quatrième anniversaire. En effet, bien que la néobanque britannique ait été créée en 2014, son site internet n’a été officiellement lancé qu’en juillet 2015. Après un excellent début d’activité, l’enseigne subit une perte de vitesse notable. Elle est notamment affectée par des soucis réglementaires et une stagnation des offres…

Dès le lancement de ses services le 15 juillet 2015, Revolut a séduit le grand public et impressionné la majorité des professionnels du secteur. Ainsi, la start-up peut légitimement se féliciter de ses quatre ans d’existence. Elle a d’ailleurs tenu à préciser le jour de son anniversaire sur Twitter, pour la distinguer une bonne fois pour toutes de la date de création de l’entreprise.

Depuis, la banque mobile a réussi à séduire 6 millions de clients et à porter sa valorisation à 1,7 milliard de dollars. Ainsi, elle fait désormais partie des rares start-up dans le monde à dépasser le seuil du milliard de dollars.

Une offre favorable à la mobilité

La banque mobile britannique s’est démarquée, dès ses débuts, par ses formules innovantes. Elle a par ailleurs su diversifier son offre au fur et à mesure que sa clientèle s’est élargie. Mis à part son compte courant gratuit, la Fintech s’est, à ses débuts, focalisée sur les transferts d’argent à l’étranger, en temps réel et au taux de change du marché.

Progressivement, elle s’est tournée vers les professionnels, les globe-trotters et les clients haut de gamme amateurs de voyage. Cette stratégie se traduit concrètement par le lancement de son offre premium, accessible via un abonnement mensuel de 7,99 euros. Cette formule inclut entre autres des assurances vols retardés, bagages et médicales supplémentaires. Elle propose également des plafonds plus élevés pour les dépenses de consommation.

Pour les globe-trotters confirmés, la Fintech britannique a développé une offre spéciale à 13,99 euros par mois. Elle comporte une large gamme d’offres permettant de voyager en toute liberté et à moindre coût en matière de frais bancaires. La formule comporte notamment des cartes Visa et MasterCard très haut de gamme, respectivement Infinite et World Elite. Pour satisfaire les clients, la carte en métal donne accès à un cashback sur les paiements et un service complet de conciergerie.

La banque mobile est arrivée dans l’Hexagone en septembre 2017 et revendique désormais 500 000 clients sur le marché local. Le nombre de ses utilisateurs se rapproche ainsi de celui de sa grande rivale N26. En effet, l’enseigne allemande recense actuellement 580 000 utilisateurs, alors qu’elle est présente en France depuis janvier 2017.

Cependant, les deux enseignes restent encore loin derrière Nickel. Cette dernière a déjà dépassé le seuil du million de comptes actifs dans le pays.

Des failles dans un modèle prometteur

Pour la plupart des consommateurs, Revolut était synonyme de nouveauté durant les premières années. En effet, la Fintech enrichissait régulièrement son application d’une myriade de nouvelles options. Au fil du temps, elle y a notamment ajouté des cagnottes, un point d’accès au cryptomarché, des fonctions permettant de financer des associations, etc.

Plus récemment, la néobanque britannique a lancé le service Apple Pay sur sa plateforme. Cette dernière est désormais compatible avec le mode de paiement de la marque de Cupertino. Toutefois, depuis quelques mois, les innovations se font rares au sein de la banque. Selon les spécialistes, ce ralentissement serait lié à ses problèmes réglementaires en Europe.

En effet, peu de temps après l’obtention de sa licence bancaire européenne, la Fintech a été interpellée par les régulateurs britanniques et lituaniens. Ces derniers dénoncent notamment une relation de proximité inappropriée entre la néobanque et les dirigeants russes. Le Royaume-Uni, en revanche, remet en question la conformité et le niveau de sécurité de ses services.

Si ces diverses accusations sont confirmées, l’entreprise risque de perdre son agrément européen. Il s’agit d’une menace sérieuse pour l’avenir de la marque en cette période d’incertitude liée au Brexit.

En effet, si sa licence européenne lui est retirée, elle ne sera plus habilitée à exercer au sein de l’Union européenne. L’agrément fourni par le régulateur britannique ne suffira plus pour opérer sur le marché commun.

D’autre part, l’entreprise semble accaparée par son expansion sur le marché international. D’ailleurs, dans ce domaine, elle accuse un certain retard par rapport à la concurrence. L’allemand N26, par exemple, est depuis peu disponible aux États-Unis. De son côté, l’enseigne britannique a lancé ses services en Australie pour amorcer ce nouveau stade de sa croissance en juin dernier.

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