HSBC s’accorde jusqu’en 2030 pour réduire de moitié son exposition au financement d’activités liées au charbon thermique

Edifice principale de HSBC

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, les banques européennes sont appelées à réduire leur exposition au financement des activités liées au charbon. Le groupe britannique HSBC n’échappe pas à cette règle, sauf qu’il a accusé un certain retard par rapport aux autres du fait que la grande majorité de ses clients asiatiques utilisent cette source d’énergie hautement polluante.

Si dernièrement, certains analystes ont procédé à un comparatif frais bancaire pour évaluer la position de HSBC dans ce domaine par rapport aux autres grandes banques européennes, d’autres se sont concentrés sur un sujet complètement différent. Le niveau d’exposition du groupe au financement des entreprises liées à l’usage, à la production ou à l’exploitation du charbon.

En suivant cette voie, ces derniers ont découvert que cette enseigne britannique a encore du chemin à faire étant donné sa position de financeur majeur auprès du secteur industriel asiatique. Un retard que le groupe entend rattraper à travers la mise en place d’une stratégie visant à encourager ses clients à s’émanciper de cette source d’énergie.

Parmi les plus exposés au financement du charbon

Sous son statut de responsable de HSBC pour le développement durable, Celine Herweijer est bien placée pour dire que :

Le charbon contribue à 25% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

Celine Herweijer

Une manière pour cette personnalité d’annoncer que son entreprise a pris conscience de l’importance de la mise en place d’une politique visant à limiter le financement des activités liées à cette source d’énergie en faisant valoir que :

Nous devons nous attaquer de front à certains problèmes difficiles. Le charbon est l’un de ces problèmes majeurs.

Toutefois, force est de constater que pour l’heure, les observateurs s’accordent à dire que l’enseigne accuse encore du retard dans ce domaine. Du moins, pour ses activités en Asie selon ces experts indiquant que HSBC est en tête de liste des groupes bancaires européens à financer l’industrie asiatique en faisant principalement allusion aux mines au charbon ou aux centrales au charbon.

Ainsi, cette banque britannique est actuellement parmi les acteurs les plus exposés au financement de la matière la plus polluante dans la catégorie des énergies fossiles pour inciter ses actionnaires et les activistes à lui mettre la pression pour l’accélération de sa sortie du système.

Mais plus pour très longtemps

Pour les raisons susmentionnées, la banque HSBC a jugé bon qu’il est temps pour elle de faire quelque chose pour réduire son exposition au financement de cette énergie fossiles des plus polluantes en se fixant un objectif qui se manifestera en deux étapes :

  • Une baisse de 25% d’ici 2025 ;
  • Une réduction de 50% en 2030.

Ce qui porte à croire que le groupe s’accorde moins d’une décennie pour baisser de moitié son niveau d’exposition en précisant toutefois que :

Les entreprises qui ne sont ni européennes ni basées dans des pays membres de l’OCDE continueront d’être financées jusqu’à la sortie complète du charbon à horizon 2040.

Et d’ajouter que :

Cette nouvelle politique contribuera à une sortie progressive du charbon conformément à l’état des connaissances en matière de changement climatique et sera réexaminée chaque année.

Ainsi, HSBC commencera à appuyer sur la pédale des freins à partir de 2025. En attendant, la banque a accordé à ses clients un délai jusqu’en 2023 pour les encourager à élaborer des programmes de sortie du charbon. Ce qui est loin d’être gagné pour les entreprises asiatiques qui peinent à s’en détacher étant donné que cette source d’énergie est très sollicitée auprès de ces dernières pour la simple raison que son coût est des plus abordables.

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