Le lancement de Google Pay est limité par le manque de partenariats avec les banques traditionnelles

bâtiment Google

Après trois années d’existence outre-Atlantique, Google Pay débarque dans l’Hexagone pour concurrencer Apple Pay, déjà solidement implanté sur le marché du paiement simplifié. Mais le service de Google étant lancé avec un nombre limité de partenaires bancaires traditionnels, sa portée est limitée.

Une solution de paiement instantané en magasin physique et en ligne

Les adeptes des moyens de paiement sans contact ne seront pas dépaysés, puisque Google Pay fonctionne comme les cartes bancaires. Il peut d’ailleurs être associé à plusieurs cartes et même à des cartes de fidélité.

Il suffit que les bornes installées dans le magasin soient compatibles avec la technologie NFC et que l’appareil mobile soit doté de la version Android 5.0 Lollipop ou ultérieure. Le service est également accessible sur les montres intelligentes fonctionnant sous Wear OS.

Si le montant de la transaction est inférieur à 30 euros, il suffit d’activer le smartphone sans avoir à le déverrouiller et de l’approcher du terminal pour que le règlement s’effectue.

Au-delà de ce plafond, la validation de la transaction est requise, soit au moyen d’un code secret, soit via l’empreinte digitale du client. Grâce aux API de Google, le service est également utilisable sur les sites de e-commerce. Une authentification est nécessaire, notamment par empreinte digitale.

Une portée limitée par un nombre trop faible de partenaires bancaires

L’application de la firme de Mountain View a une réelle opportunité de développement en se positionnant comme une alternative à l’Apple Pay. Mais son accès est pour le moment limité aux seuls détenteurs d’un compte dans l’un des trois établissements bancaires avec lesquels le géant californien a conclu un partenariat.

Important Pour l’heure, Google travaille essentiellement avec les acteurs du numérique : Boursorama, N26, Revolut, ainsi que les startups Boon et Lydia, spécialisées dans le paiement mobile.

Edenred aussi est utilisable pour les tickets restaurants. En comparaison, ses concurrents, Apple Pay et Samsung Pay, ont pu compter sur de grandes enseignes telles que la Banque populaire, la Société Générale ou la Caisse d’Épargne.

Le désintérêt des banques peut surprendre :

  • D’une part, elles peuvent passer par une API pour intégrer le service dans leur propre application et préserver ainsi leur indépendance.
  • D’autre part, contrairement à Apple Pay, Google ne réclame pas de commission aux banques ou commerçants.

La sécurité des données et des transactions

Pour garantir la confidentialité des transactions, Google multiplie les dispositifs. Les informations bancaires cryptées sont conservées dans des centres dédiés. Pour chaque opération, un token est généré, associé à un numéro de carte virtuel et un cryptogramme unique.

De plus, l’historique détaillé des 10 dernières transactions est affiché, pour repérer facilement d’éventuelles anomalies. Enfin, les clients étant très sensibles au respect de leur vie privée, la firme s’est engagée à ne pas utiliser leurs données pour du ciblage publicitaire.

En cas de vol, le service Google Localisation permet la fermeture du compte et la suppression des données à distance. L’application détecte en outre les comportements d’achat inhabituels et si elle soupçonne une utilisation frauduleuse, elle exige une nouvelle authentification.

D’ailleurs, hors ligne, après deux ou trois transactions, le client devra se reconnecter à Internet et s’authentifier.

Google projette par ailleurs d’étendre son service à des entreprises comme la RATP, à l’image de ce qu’elle fait outre-Manche ou au Japon. L’objectif à terme : devenir un véritable service de masse.

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