La grande majorité des banques allemandes se sont retirées du projet de paiement paneuropéen

Bâtiment de BVR à  Berlin

Les obstacles empêchant la concrétisation du projet de paiement paneuropéen se succèdent et ne font que se renforcer notamment à travers la décision de ses principaux membres de ne plus faire partie de l’aventure. Ce qui est désormais le cas pour la grande majorité des banques allemandes maintenant que la BVR a décidé de quitter le navire.

À son lancement en juillet 2020, le projet de paiement paneuropéen ou encore European Payments Initiative (EPI) réunissait plus d’une trentaine d’enseignes bancaires et d’opérateurs de services financiers de la zone euro. Mais pour des raisons essentiellement liées à la répartition des coûts pour le financement, certains membres ont décidé de se retirer.

En jouant au comparateur banque, il serait d’ailleurs facile de découvrir que les enseignes allemandes sont bien nombreuses à suivre cette voie. La décision récente de la BVR (fédération des banques coopératives allemandes) vient de confirmer cette tendance faisant en sorte que la grande majorité du secteur germanique est désormais exclue de la liste.

La majorité a quitté le navire

Au lancement de l’initiative EPI, autant dire que le secteur bancaire allemand a répondu présent en comptant à son actif 4 enseignes inscrites dans la liste des organismes fondateurs, dont Commerzbank, Deutsche Bank, Deutscher Sparkassen — und Giroverband et DZ Bank. La preuve que les opérateurs du marché financier outre-Rhin ont fait preuve de leur détermination à mettre sur pied ce projet qui devrait donner vie à un système européen de paiement qui entrera en concurrence avec MasterCard, PayPal ou Visa.

Mais plus depuis un moment puisque ces opérateurs sont de plus en plus nombreux à quitter le navire si ce n’est que d’énumérer le retrait de Commerzbank annoncé en janvier dernier. Et maintenant, c’est le tour de la fédération des banques coopératives allemandes de suivre le même chemin en faisant savoir dans un communiqué récent que :

Une participation de la DZ Bank n’est plus possible.

Un coup de massue pour le futur système européen de paiement. Le fait est qu’avec la retraite de cet organisme central regroupant près de 1 200 des 1 400 banques mutualistes d’Allemagne, 60% des enseignes germaines ne font plus partie de la liste. Ainsi, il ne reste plus que les Sparkassen (caisses d’épargne) avouant également que cette perspective est aussi envisageable de leur côté en faisant valoir que :

Elles sont prêtes à proposer d’autres offres innovantes à leurs clients si d’autres défections ont lieu.

Le financement du projet au cœur du problème

Les banques allemandes ne sont pas les seules à se retirer de l’initiative EPI, les enseignes espagnoles sont aussi nombreuses à emprunter cette voie. Une décision qui s’explique essentiellement à travers le financement du projet selon les analystes rappelant que sa concrétisation nécessite un budget estimé à 1,3 milliard d’euros.

Pour sa part Commerzbank a par exemple indiqué que :

Les conditions essentielles pour un investissement stratégique ne sont pas réunies.

Un point de vue partagé par la BVR qui, pour sa part, comptait sur une aide publique en espérant que :

Le nouveau gouvernement débloque des fonds pour ce projet d’autonomie financière européenne, par exemple par le biais du fonds de développement Corona de l’Union européenne ou par des aides nationales.

Une proposition écartée par le pouvoir public puisqu’en réponse, le secrétaire d’État aux finances a tenu à souligner que :

Nous soutenons politiquement ce projet de toutes nos forces, mais il doit être financé par le secteur privé et non par l’argent du contribuable.
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