Le développement accéléré des fintechs de paiement ou de monnaie électronique cache une réalité inquiétante selon l’ACPR

Succès du paiement en ligne Mobile Money sur smartphone.

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a récemment rendu public un rapport traitant le sujet sur la situation des fintechs de paiement ou de monnaie électronique opérant dans l’Hexagone. La note permettant à cet organisme de démontrer que le développement accéléré de ses opérateurs cache une réalité inquiétante.

Pour l’ACPR, une comparaison des banques a permis de découvrir que ces cinq dernières années, les établissements de paiement ou de monnaie électronique connaissent un très fort développement sur le marché financier tricolore notamment, grâce au dispositif DSP2. La directive européenne permettant à plus d’une soixantaine d’acteurs d’opérer en France.

Ainsi, ce gendarme bancaire estime que ces opérateurs sont bien nombreux à chercher à se tailler la meilleure part sur ce marché hautement concurrentiel quitte à faire face à lourdes dépenses promotionnelles pour assurer leur essor. Un choix stratégique qui pourrait avoir des impacts négatifs sur leur santé économique selon cet organisme adossé à la Banque de France.

Une réalité inquiétante dévoilée

Dans son rapport, l’ACPR a certes fait état d’une situation plutôt encourageante pour l’activité de paiement et de monnaie électronique sur le marché financier tricolore comptant désormais 62 opérateurs agréés et en activité en France, grâce au dispositif DSP2. Et elle l’est davantage selon l’organisme constatant que certains établissements comme Nickel sont rentables.

Ce qui devrait être une bonne nouvelle sauf que le gendarme bancaire a dévoilé une réalité inquiétante concernant la majorité de ces opérateurs en faisant remarquer dans sa note que :

L’ACPR constate un écart important entre les plans d’affaires présentés lors de l’agrément et les résultats atteints par ces nouveaux acteurs.

Et de préciser :

Nombre d’entre eux affichent encore un faible voire une absence de rentabilité.

Ainsi, l’Autorité prudentielle estime qu’en l’absence de rentabilité, les opérateurs concernés s’exposent à la défaillance d’autant que leur capacité à honorer leur obligation prudentielle est compromise étant donné l’insuffisance de fonds propre constaté auprès de la majorité.

Les facteurs de risques sont de taille

D’après l’ACPR, cette réalité quelque peu inquiétante des fintechs des paiements et des monnaies numériques s’explique à travers des facteurs de risques majeurs.

Pour ce qui est de la rentabilité par exemple, l’institution a fait savoir que la vraie source du problème réside dans le fait que ces acteurs ont tendance à mettre cette ligne au second plan. Ce, pour la simple raison qu’ils comptent sur les levées de fonds pour assurer leur financement. À l’organisme de préciser :

La capacité pour ces nouveaux acteurs à financer cette absence de rentabilité repose en grande partie sur leur capacité à obtenir du financement à long terme, surtout auprès des investisseurs de capital-risque.

Un choix plutôt risqué selon l’Autorité faisant remarquer que ce filet de sécurité pourrait un jour s’estomper, alors que jusqu’ici, ces opérateurs préfèrent concentrer leurs efforts dans de lourdes dépenses promotionnelles en indiquant que :

L’absence de rentabilité est souvent due au double effort de conquête commerciale et d’innovation afin de s’imposer sur un marché des paiements très compétitif. Ces efforts se traduisent notamment par des charges de personnel et des charges externes bien plus élevées que dans les plans de développement initialement envisagés.

Et le manque de coopération de la part des enseignes bancaires n’est pas pour arranger les choses selon les experts de l’ACPR soulignant que :

Les nouveaux acteurs rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver une banque acceptant de les aider à travers le mécanisme de cantonnement.

Une coopération pourtant incontournable pour l’accomplissement de leurs activités nécessitant l’ouverture d’un compte dédié.

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