La Brink’s va à la rescousse des petites villes

Camion Brinks garé.

Dans le cadre d’une politique de réduction des coûts, les banques tendent progressivement à fermer leurs agences et leurs distributeurs dans les petites villes. Une situation qui est loin d’arranger les résidents de ces communes qui, contrairement aux habitants du centre et autres grandes agglomérations, ont un fort besoin de monnaies physiques.

Dans les petites villes de l’Oise, on assiste à une tendance inquiétante : celle de la fermeture de nombreuses agences bancaires. En effet, dans ce seul département le nombre de succursales est passé de 389 en 2014 à 296 en 2019, soit une baisse de près d’une centaine en à peine 5 ans. Or, comme bien souvent, comme le démontrent les sites comparatif banque lorsqu’ils énumèrent les enseignes et les Guichets automatiques disponibles, fermeture d’agence rime toujours avec suppression de distributeurs.

Et c’est là que bât blesse. Le fait est que pour les clients des agences concernées, il faudra désormais se rendre dans le centre-ville pour retirer du cash. Un phénomène qui aurait déjà été entamé depuis les années 80.

Un besoin d’espèces criant dans les petites villes

Les résidents de ces petites villes n’ont pu cacher leur colère face au nombre de suppressions de distributeurs qui les obligent à se rendre au centre-ville pour disposer d’argent liquide. Comme le souligne le sociologue et spécialiste du secteur bancaire, Pascale Moulévrier :

On détruit un service de proximité.

Pascale Moulévrier

Les experts financiers expliquent toutefois que ces fermetures d’agence s’inscrivent dans une logique de rationalisation des coûts. En effet, de nombreuses études ont révélé que les visites en agences se font de plus en plus rares, de même, l’usage du cash est sur le déclin à cause des nouveaux moyens de paiement.

Au vu de ces tendances, les banques ont ainsi tout intérêt à réduire leur réseau physique afin de diminuer leurs dépenses. Cependant, ces constats sont peut-être valables dans les métropoles, mais ce n’est pas le cas dans les petites villes où l’argent liquide reste très plébiscité. En effet, dans ces zones, les familles sont davantage dans une gestion quotidienne de leur budget, ce qui nécessite de fréquents retraits d’espèces.

Face aux nombreuses critiques, la Fédération bancaire française a néanmoins rétorqué que le nombre d’agences bancaires dans l’Hexagone, rapporté à 100 000 habitants, reste l’un des plus élevés en Europe.

Des distributeurs à la charge de la collectivité

En dépit des critiques, les suppressions de succursales physiques et, de fil en aiguille, de distributeurs tendent à se poursuivre. Pour les experts financiers, le processus serait même irréversible. Pour pallier les besoins en espèces des résidents de petites villes, une solution semble néanmoins avoir été trouvée à l’image de ce qui se passe à Nogent-sur-Oise. En effet, la ville de 20 000 habitants a scellé un partenariat avec la Brink’s afin que cette dernière installe un Distributeur Automatique de Billets (DAB) qui sera à la charge de la collectivité.

D'ailleurs, il est à noter que la société de transport de fonds a installé une vingtaine de « Point Cash Village » dans toute la France pour pallier la suppression d’agences hors des centres-villes et entend encore en installer dans 200 communes d’ici la fin de l’année. Leur initiative semble amener à se développer. Qui plus est, le patron de l’enseigne, Patrick Lagardeb, a affirmé son attachement au cash, dont il faut selon lui continuer de garantir l’accès, car le liquide est essentiel aux commerces locaux.

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