BNP Paribas a décidé de ne plus investir dans le commerce de pétrole amazonien

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Au mois d’aout 2020, deux ONG ont révélé les implications d’ING, BNP Paribas et Credit Suisse dans le financement du négoce de pétrole dans la région équatorienne de l’Amazonie. Ces révélations ont créé de vives polémiques, suite à quoi ces banques européennes ont récemment annoncé leur décision se retirer.

Il y a six mois, les deux organisations non gouvernementales, Amazon Watch et Stand.earth, ont publié un rapport sur lequel elles ont pointé du doigt six banques européennes pour avoir contribué au financement du commerce de pétrole issu des régions de l’Amazonie. Selon ces associations, trois de ces enseignes européennes ont même investi à hauteur de plus de 50 % dans ce type de projet au cours de la dernière décennie, à raison de dix milliards de dollars environ depuis 2009.

Cette affaire a fait grand bruit, jusqu’à entacher l’image des concernées lorsqu’un consommateur vient à effectuer une comparaison des banques. Sans oublier le fait que nombre d’activistes ont milité pour que les financements cessent. Une requête qui allait se solder par le gain de cause de ces derniers.

Les banques européennes se retirent

Le rapport de Stand.Earth et Amazon Watch a mis six enseignes bancaires européennes sur le banc des accusés pour avoir, selon ces organismes, financer les exportations du pétrole équatorien vers les États-Unis. Parmi les banques mentionnées, on retrouve ING, Credit Suisse et BNP Paribas. Une déclaration qui contredit l’engagement annoncé publiquement par ces dernières en faveur du développement durable.

Autant dire que cette affaire les avait bien placées en mauvaise posture. Les trois établissements ont alors promis de mettre en place les réformes nécessaires pour arrêter ces financements. Les négociations ont débuté à peine au mois de décembre dernier que les trois enseignes ont déjà lâché quelques détails sur leurs stratégies d’exclusion.

À BNP Paribas notamment de déclarer à ce sujet :

BNP Paribas a pris la décision, au niveau du Groupe, d’exclure de ses activités commerciales les exportations maritimes de pétrole de la région d’Esmeraldas en Équateur. Nos recherches sont en cours. En attendant, nous avons décidé de ne prendre part à aucun nouveau contrat pour le financement des flux commerciaux de pétrole et de gaz depuis l'Amazonie équatorienne.

Pour sa part, Credit Suisse a indiqué qu’elle allait se retirer du commerce de pétrole issu des régions péruviennes et équatoriennes une fois que les accords qu’elle a noués avec les raffineries américaines auront pris fin.

Une grande victoire… pour l’environnement

C’est une grande victoire pour Stand.Earth et Amazon Watch, ainsi que pour tous les défenseurs de la forêt amazonienne. En effet, c’est bien la première fois que des banques commerciales s’engagent à suivre une politique excluant le financement d’exportations pétrolières issues de la forêt amazonienne. Le signe peut-être d’un début de désengagement en faveur de ces activités dans cette région qui joue un rôle primordial dans la régulation du climat mondial ? On ne saurait encore le dire, mais ce qui est certain c’est qu’il s’agit d’un grand pas vers cet objectif.

Par ailleurs, les activistes environnementaux ont déclaré qu’ils espèrent maintenant que l’ensemble de la communauté financière se penche un peu plus sur les menaces pesant sur la biodiversité mondiale et la stabilité climatique qu’engendre l’exploitation pétrolière en Amazonie.

Au président de la Confédération indigène de l’Amazonie équatorienne, Marlon Vargas, de déclarer :

Les banques devraient financer d'autres formes de développement économique, mais pas l'extraction de pétrole.

Marlon Vargas

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