Grâce à Symphony, les banques peuvent désormais surveiller les communications de leurs salariés

capture ecran du site Symphony

La fintech californienne Symphony a scellé des partenariats avec des réseaux sociaux tels que Facebook, Tencent ou encore WhatsApp. Le but de ses alliances est de contrôler les communications entre les usagers. Symphony propose aux banques d’avoir accès aux conversations de leurs salariés sur ces réseaux pour vérifier que ces derniers ne se livrent pas à un échange de documents confidentiels.

Les réseaux sociaux sont en plein boom depuis bien des années déjà. La distance n’est plus un frein à la communication, de plus ces plateformes de discussion offrent aussi la possibilité de partager des documents et des informations. Ces avantages ne sont cependant pas perçus d’un bon œil par les établissements bancaires. En attestent bon nombre d’enquêtes sur des sites dédiés à la comparaison des banques qui relatent l’envie des succursales de prohiber ces outils numériques dans leurs locaux.

En effet, faciliter les échanges d’informations augmente le risque du vol de données, mais les banques peinent à faire respecter cette interdiction.

Un risque de vol accru par le télétravail

Les réseaux sociaux facilitent les échanges entre leurs utilisateurs, mais exposent les banques aux vols de données, que ce soit des données clients ou des données sur le marché du trading. Se faire dérober ces informations serait un véritable désastre pour ces enseignes financières. Au fondateur, David Gurlé, de la fintech californienne Symphony, d’indiquer à ce sujet :

Les banquiers doivent passer par des canaux surveillés, mais ne le font pas. Sans même parler de fraude, des échanges de documents confidentiels peuvent avoir lieu sur ces réseaux, il faut les protéger.

David Gurlé.

Pour endiguer cette catastrophe, les établissements bancaires ont d’abord essayé d’interdire l’usage de ces plateformes de discussion dans leurs locaux, sans grand succès pour le moment. Qui plus est, les succursales auront aujourd’hui plus de mal à assurer les surveillances de leurs salariés et plus particulièrement celles des traders. En effet, ces derniers doivent désormais travailler depuis leur domicile comme l’imposent les mesures sanitaires, les risques d’échange ou de vol de documents confidentiels sont donc accrus.

Mais la société de David Gurlé a peut-être trouvé la solution, son entreprise se veut être un gendarme sur les réseaux sociaux. En effet, Symphony a accès aux discussions des traders sur WhatsApp et WeChat, permettant ainsi aux banques de faciliter ses contrôles.

Un succès retentissant

C’est un étonnant marché qui est sur le point de voir le jour. Symphony propose, en effet, aux succursales bancaires d’avoir accès aux discussions de ses traders sur certains réseaux sociaux. L’offre de la fintech californienne a fait mouche, elle compte actuellement parmi ses clients des banques de renom, ne serait-ce que de citer JP Morgan, Golden Sachs ou encore BNP Paribas.

Comment marche ce service précisément ? L’interdiction d’utiliser les réseaux sociaux durant les heures de travail est toujours de mise, néanmoins, si le trader souhaite vraiment se connecter à des plateformes de discussion, il pourra le faire, mais à une condition. Sur WhatsApp, il devra par exemple transmettre le numéro de son interlocuteur à l’administrateur puis à Symphony. La fintech transmettra ensuite ce numéro à WhatsApp et la discussion est enregistrée.

L’offre de Symphony a de grandes chances de faire succès. Qui plus est, DoubleEdge, une société spécialisée dans l’extraction des données, indique qu’il y a une explosion de la demande au cours des neuf derniers mois. Mais cela devrait également très vite rameuter d’autres concurrents à la fintech californienne.

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