Des dirigeants bancaires appellent à un renforcement de la réglementation des Fintech

Réunion de quelques chefs d’entreprise

Quelques jours après une sortie remarquée du PDG d’Allianz, Ana Botin, patron du groupe Santander, pointe du doigt la nécessité de réformer l’encadrement des entreprises de la tech qui se lancent dans la finance. Elle estime notamment que les règles doivent être les mêmes pour tout le monde, sans défavoriser ni avantager les banques et les Fintech.

Les règles bancaires appliquées actuellement remontent au lendemain de la grande crise de 2008. Elles obligent les banques à présenter un bon niveau de capitalisation et encouragent en même temps les nouveaux acteurs à se lancer dans le monde de la finance, afin de réduire la dépendance de l’économie mondiale au secteur bancaire.

De l’avis du patron de Santander, ce second point favorise un peu trop les entreprises de la tech, surtout celles qui concurrencent les banques sur le flanc des services financiers intermédiaires. Selon Ana Botin, les autorités doivent procéder à une remise à plat de la réglementation financière européenne.

Un plaidoyer pour un encadrement plus strict des Fintech

La concurrence des Fintech en matière d’offres de financement intermédiaires devient chaque jour plus rude pour les banques traditionnelles. Un rapide coup d’œil sur un comparatif banque suffit à s’en apercevoir. Cette montée en puissance n’est pas vraiment du goût des grands établissements bancaires, lesquels n’hésitent plus à faire part de leurs réserves.

Fin décembre, le patron d’Allianz attire ainsi l’attention des régulateurs sur le laxisme dont bénéficieraient les entreprises de la tech. Selon Olivier Bäte, le récent scandale Wirecard montre à quel point il est important et urgent de resserrer la régulation des Fintech. Un nouvel encadrement devrait permettre aux gendarmes financiers de surveiller ce qu’elles font « réellement », au lieu de s’appuyer uniquement sur leurs déclarations, les fameux statuts dédiés.

Cet avis est partagé par la patronne du géant Santander, qui vient d’absorber la plateforme technologique… de Wirecard. Avec ce rachat pourtant, la banque espagnole se positionne aussi comme un acteur majeur de la finance numérique, au même titre que les entreprises de la tech. Cela n’empêche pas Ana Botin de réclamer un formatage de la réglementation financière européenne, qui, dans son état actuel, avantage les nouveaux entrants.

Les services de paiement au cœur du problème

Dans sa tribune publiée sur le Financial Times, Ana Botin demande la réinitialisation des règles bancaires européennes. Tous les acteurs de la finance devraient, selon elle, se soumettre aux mêmes obligations. Aujourd’hui, les entreprises de la tech ne sont pas tenues aux mêmes exigences que les banques traditionnelles.

La question du transfert des données générées par les clients à travers les moyens de paiement illustre parfaitement ce déséquilibre. Alors que les banques ont l’obligation de transmettre ces informations aux Fintech – si les clients donnent leur accord -, l’inverse n’est pas forcément possible.

La patronne de Santander souhaite qu’il y ait réciprocité sur ce point et que la réglementation bancaire s’applique dans son intégralité aux entreprises technologiques qui se lancent en finance. Selon elle, ce reformatage s’avère indispensable à une période où l’offre financière des entreprises de la tech s’étoffe continuellement. La Banque des règlements internationaux estime notamment à 795 milliards de dollars la production de crédits des Fintech et des géants du numérique tels que :

  • Yandex ;
  • Alibaba ;
  • Apple ;
  • Facebook ;
  • Amazon.
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