Les mesures concernant les délais d’amortissement des PGE sont prolongées

gestion des prêts d'entreprise

Afin de continuer à soutenir les entreprises en cette période difficile, les banques ont pris la décision d’accorder un an de plus à ces dernières pour procéder à l’amortissement des Prêts Garantis par l’État qu’elles ont contractés. Cependant, seules celles qui appartiennent aux secteurs d’activités fortement touchés par la crise actuelle pourront prétendre à cette prolongation.

Une mesure appliquée au cas par cas

Le prolongement de la crise sanitaire risque de coûter cher au secteur bancaire. Raison pour laquelle, malgré une volonté d’aider les entreprises à survivre, elles ont réduit les montants qui seront accordés d’une part, et revu les conditions d’octroi d’autre part.

Pour rappel, le rapport de l’Agence bancaire européenne (EBA) du mois de novembre dernier tirait la sonnette d’alarme sur l’impact de l’ajournement des paiements sur les bilans du secteur.

Durant la crise de la première vague du coronavirus, plus de 2 millions d’entreprises ont bénéficié d’un report de remboursement de leurs prêts, équivalent à près de 20 milliards d’euros sur un total de 255 milliards d’encours estimé.

Au niveau des marchés financiers, les investisseurs se montrent prudents. Ils n’ont pas confiance dans les PGE et les moratoires. Beaucoup pensent d’ailleurs que le provisionnement sur ces dispositifs est insuffisant.

Important Pour toutes ces raisons, le secteur bancaire serre les vis sur le mécanisme. L’attribution des moratoires s’effectue désormais au cas par cas, au profit de secteurs bien définis, à savoir ceux qui sont confrontés à une fermeture administrative éventuelle ou effective.

En tout cas, au vu des nouvelles règles qui régissent l’octroi de moratoires, les intéressés gagnent à passer par un comparateur de banque afin de bénéficier des meilleures conditions.

Les risques de perte pour les banques sont élevés

Le changement des règles prudentielles conforte d’ailleurs la décision du secteur bancaire d’agir au cas par cas. En effet, en mars 2020, des mesures exceptionnelles ont été prises pour inciter les banques à accorder des moratoires sans que cette opération n’affecte leur bilan.

Frappées de caducité au bout de six mois, ces règles ont été réappliquées en décembre. Elles ne resteront cependant en vigueur que jusqu’à la fin du premier trimestre 2021.

Ces règles prudentielles imposent aux établissements bancaires la création d’un plan de surveillance des prêts à risque auprès de l’EBA. Or, en temps normal, tout crédit non remboursé au bout de trois mois est qualifié de non performant.

Plusieurs dossiers d’emprunt ayant bénéficié des moratoires ont ainsi été requalifiés comme douteux. La proportion de crédits soumis ce système présentant un risque de perte élevé a atteint par conséquent les 12 % en 2020. Un taux qui dépasse largement celui des prêts normaux (7,3 %).

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