Nouvelle salve de stress tests pour les établissements bancaires européens
Une nouvelle série de tests de résistance va être conduite à l’échelle continentale par la Banque centrale européenne et l’ABE (Autorité bancaire européenne) cette année. Ces tests vont leur permettre de déceler la vulnérabilité des établissements bancaires de la zone euro en cas de prolongement de la crise sanitaire.
Selon une source, les deux autorités financières ont imaginé le plus dur scénario, lequel prévoit une chute de -3,6 % du PIB de l’UE d’ici 2023, un accroissement de +4,7 % du taux de chômage et une baisse de -50 % des marchés des actions en 2021. Le scénario intègre également un repli des prix immobiliers (-16,1 % pour le résidentiel et -31,2 % pour le tertiaire).
Les tests concernent 38 banques importantes de la zone euro
Cette fois, l’échantillon qui va être soumis aux tests est constitué de 38 banques importantes de la zone euro. Celles-ci représentent près de 70 % des actifs bancaires de la zone.
En parallèle, la BCE va également mener des tests de résistance auprès de 53 banques européennes travaillant sous sa supervision et qui ne sont pas incluses dans l’échantillon. Les résultats vont être rendus aux autorités au début du deuxième trimestre 2021 et seront publiés par l’ABE au plus tard fin juillet.
Jusqu’ici, détenant des fonds propres suffisants et bénéficiant des mesures de soutien de la part de la BCE et des gouvernements, les banques européennes font preuve de résilience.
Important Le stress test qui vient d’être lancé va ainsi permettre d’évaluer la capacité de résistance des banques face à une éventuelle aggravation de la situation.
En ce moment, leur santé financière est ébranlée par l’insuffisance de la rentabilité et la persistance des taux bas, mais pour cette année, les experts de la BCE s’inquiètent surtout de la détérioration des actifs des banques.
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L’incertitude pèse sur l’avenir
Malgré la capacité de résistance des banques européennes aux chocs financiers et économiques, les institutions monétaires redoutent toujours les effets du prolongement de la crise sur les bilans de ces établissements. D’autant plus que l’incertitude persiste quant à l’évolution de la situation.