Les voleurs de données bancaires conçoivent des arnaques de plus en plus élaborées

Les demandes de médiation à cause d’une escroquerie affichent une tendance haussière depuis les deux dernières années. L’une des raisons qui expliquent cette augmentation serait la démocratisation du e-commerce. De plus, les escrocs conçoivent des arnaques de mieux en mieux élaborées, jusqu’à créer des copies de sites internet quasi semblables à ceux d’une vraie banque.

Une enquête a été menée sur les fraudes bancaires perpétrées au cours de l’année 2020. Les résultats de l’étude viennent d’être dévoilés, et relayés par sites de comparaison banque, révélant une hausse des demandes de remboursement à la suite d’une escroquerie. L’année dernière, 6 851 requêtes ont été parvenues à la médiatrice bancaire Marie Christine-Caffet, alors que ce chiffre se montait à 5 289 demandes en 2019 et à 3 884 demandes en 2018.

La démocratisation du e-commerce ne serait pas étrangère à cette hausse des fraudes. Qui plus est, les escrocs semblent avoir trouvé une parade pour contourner les procédures de vérification lors des achats en ligne.

Les méthodes des voleurs de données bancaires

Les méthodes des cybercriminels sont à peu près les mêmes ces dernières années, leur but restant de collecter les données bancaires de leurs victimes. En général, ils opèrent en contactant leurs cibles et en se faisant passer pour un salarié de la banque et demandent à ces dernières de leur fournir certaines informations concernant leur compte bancaire. Si cette méthode est aujourd’hui connue par une grande partie de la population, certains continuent de se faire avoir et divulguent leurs données personnelles à leur ravisseur.

Une autre technique de fraude est moins connue du grand public. Cette autre méthode est beaucoup plus élaborée que la première, elle est ainsi moins facile à décerner. Ici, les escrocs créent un site internet en tout point identique à celui de l’établissement teneur de compte ou d’un commerçant. Les fraudeurs se font ici aussi passer pour un employé de la banque de sa victime et lui envoie un lien vers ce faux site. Ce dernier doit ensuite saisir ses données bancaires, divulguant ainsi ces informations aux escrocs.

Parfois, les fraudeurs se font également passer pour commerçants et proposent des produits en ligne à leurs victimes. Lorsque ces derniers souhaitent procéder à un achat, ils doivent là encore saisir leurs données bancaires qui sont par la suite dérobées par les hackers.

Instaurer des dispositifs de vérifications plus sécurisés

La crise sanitaire a contribué à la démocratisation du e-commerce. Et les ventes en ligne semblent vouloir pérenniser même après l’éradication de la pandémie du covid-19. Mais cet essor du commerce sur Internet a aussi entrainé la hausse des fraudes bancaires. D’ailleurs, les professionnels du secteur notent que le nombre de faux sites a augmenté de manière exponentielle depuis le début de la crise sanitaire. En conséquence de quoi, ils conseillent de déployer des dispositifs de vérifications mieux élaborés.

Les régulateurs financiers sur le vieux continent sont du même avis et ont commencé à introduire de nouvelles mesures de sécurité pour les paiements en ligne. Depuis mi-mai 2020, les commerçants, les banques, les opérateurs de paiement ou encore les émetteurs de cartes bancaires sont ainsi sommés d’utiliser un dispositif dit « d’authentification forte ».

Cette mesure de vérification n’a été déployée que très récemment, mais selon des experts en sécurité informatique, elle devrait permettre de faire des achats en ligne de manière plus sûre à l’avenir. Reste à voir, si les escrocs vont de nouveau réussir à adapter leurs méthodes à ce nouveau dispositif.

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