Les difficultés rencontrées par Archegos pourraient coûter dix milliards de dollars au secteur bancaire

Siège et logo du Credit Suisse London à Canary Wharf.

Le secteur bancaire est en pleine crise après qu’Archegos ait cédé à prix bradé des milliards de dollars de titres à Wall Street. La liste des banques déplorant des pertes suite à cette liquidation ne cesse de s’allonger. Selon les analystes, la facture pourrait au total s’élever à 10 milliards de dollars pour le secteur bancaire.

Le fonds américain Archegos a rencontré d’énormes difficultés qui l’ont obligé à vendre à prix bradé à Wall Street 20 milliards de dollars de titres. Cette liquidation a entrainé des pertes considérables pour le secteur bancaire. En effet, de plus en plus de banques dans le monde entier accusent de lourds déficits en lien avec les difficultés d’Archegos. La banque japonaise Nomura et le Credit Suisse ont été les premiers à faire état de lourdes pertes à cause de cette liquidation.

Ils pourraient bientôt être rejoints par l’établissement bancaire nippon Mizuho dont la facture pourrait se monter à 77 millions d’euros selon des plateformes de comparaison des banques.

Un manque de réactivité

Jusqu’à maintenant, les pertes s’élèvent à 1,7 milliard d’euros pour Nomura. Des déficits qui auraient pu être évités selon des professionnels du secteur si la banque japonaise avait réagi rapidement, à l’image des établissements bancaires américains Goldman Sachs et Morgan Stanley, après la révélation des difficultés rencontrées par Archegos. À un expert financier d’expliquer :

Il leur est culturellement impossible d'agir si vite. La chaîne de commandement est très longue et personne dans ces organisations japonaises n'ose appuyer sur le bouton avant l'aval du chef du chef à Tokyo.

Ce manque de réactivité aura été fatal à Nomura. Et même aujourd’hui, il est probable que la banque nippone ait encore des titres commandés par Archegos.

Le Credit Suisse fait aussi partie de ceux qui payent le plus lourd tribut. Ses pertes pourraient se monter à 3 ou 4 milliards de dollars, à en croire les analystes de JP Morgan. Ces déficits, ajoutés à la récente faillite de Greensill, inquiètent les actionnaires du Credit Suisse. Ces derniers s’interrogent sur la culture et le management du risque de l’établissement bancaire suisse. Ils menacent de vendre leurs parts si le Credit Suisse n’entame pas des changements culturels.

La Deutsche Bank s’en sort bien

À l’instar des banques américaines Morgan Stanley et Goldman Sachs, la Deutsche Bank a également su réagir rapidement dès la révélation de ces ventes de titres à prix bradé. La banque allemande déplore tout de même des pertes, mais elles seraient moindres. D’après l’agence Bloomberg, la Deutsche Bank a pu limiter la casse en vendant rapidement près de 4 milliards de dollars d’actions liées à Archegos. Des investisseurs, dont des hedge funds européens, auraient acheté ces blocs d’actions lors d’une vente privée.

Toujours d’après Bloomberg, la banque allemande aura réussi à vendre au total 30 milliards de dollars d’actions en à peine quelques jours. L’agence a également indiqué que ces lourdes pertes pour le secteur bancaire auraient pu être évitées si les banques avaient réussi à s’entendre la semaine sur la solution à adopter face à cette crise.

Au total, les pertes pourraient s’élever à 10 milliards de dollars pour le secteur bancaire.

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