La crise sanitaire n’a quasiment pas eu d’impacts sur les banques suisses

Le Credit Suisse à Paradeplatz à Zurich est décoré des drapeaux de la Suisse et du canton de Zurich

Le cabinet d’audit PwC a mené une enquête sur les impacts de la crise sanitaire sur le bilan 2020 des banques du monde entier. L’étude révèle une baisse générale des bénéfices, exception faite des enseignes bancaires en Suisse, en Belgique ou encore en Autriche. Le cabinet d’audit prévoit aussi une vague de fermetures d’agences dans les années à venir.

La pandémie du covid-19 a eu de lourdes retombées sur le secteur financier. En effet, les banques du monde entier ont vu leurs bénéfices chuter drastiquement l’année dernière, notamment à cause de la baisse des transactions internationales, des paiements par carte de crédit et de la diminution des volumes de crédit à la consommation. Mais au milieu de ce chaos économique, les enseignes bancaires en Suisse, en Autriche et en Belgique ont su sortir leur épingle du jeu.

Ces dernières ont, en effet, réussi à générer un chiffre d’affaires quasi semblable à celui d’avant crise, comme le relatent des sociétés de comparaison banque.

Chute des bénéfices chez les banques britanniques et américaines

Le cabinet d’audit PwC a mené une enquête sur les impacts de la crise sanitaire sur les bilans des banques du monde entier. Près d’un quart des enseignes bancaires interrogées dévoilent une chute de 40 % de son résultat d’exploitation. Le cabinet d’audit a même dressé le classement des pays où les banques ont enregistré les meilleurs bénéfices par client. Tout en bas de ce classement, on retrouve le Royaume-Uni avec 107 euros de bénéfice par client et les États-Unis avec 142 euros de bénéfice par client.

La Suisse s’en sort beaucoup mieux. En effet, les banques helvétiques ont raflé la palme d’or avec un bénéfice moyen de 444 euros par client en 2020. Les palmes d’argent et de bronze reviennent respectivement à la Belgique, avec ses 295 euros de profits par client, et l’Australie, 282 euros de bénéfice par client.

Face à la baisse des opérations bancaires et de leur volume, les enseignes financières ont eu l’idée de diminuer les commissions tirées sur les transactions. PwC a révélé une baisse moyenne de 2 % des frais. Mais les établissements bancaires en Belgique et en Suisse, qui se sont plutôt bien sortis l’année dernière, ont maintenu leurs tarifs.

Une vague de fermetures d’agence dans les années à venir

La pandémie du covid-19 a eu de lourdes conséquences sur le secteur bancaire. Et selon les experts financiers, même si la situation épidémiologique s’améliore dans le monde entier, les banques n’ont pas fini de payer les pots cassés, rajoutant que cette pandémie va encore peser sur les bilans de ces enseignes dans les années à venir.

D’ailleurs, d’après PwC, la crise sanitaire pourrait entrainer une diminution considérable des réseaux d’agences des banques au cours des prochaines années. Le cabinet d’audit prévoit une réduction de 40 % des succursales bancaires d’ici 2023.

Mais cette fermeture massive d’agences est l’occasion pour les banques d’accélérer leur processus de numérisation. Une mue d’autant plus importante aujourd’hui face à l’essor des néobanques. Ces dernières commencent à séduire de plus en plus de particuliers. Leur stratégie actuelle consiste, d’ailleurs, à étoffer le plus possible leur base client, au détriment de la rentabilité.

Mais une fois qu’elles proposeront des offres plus rentables, les structures classiques risquent de se trouver en très mauvaise posture. Afin d’éviter une perte des parts de marché et au vu des nouveaux besoins des clients en matière de services financiers, les établissements bancaires traditionnels doivent ainsi accélérer leur transition numérique.

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