BNP Paribas s’attaque au pétrole pour son engagement dans la cause environnementale

C’est la façade de la banque BNP Paribas.

Pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, BNP Paribas envisage d’attribuer moins de crédit aux compagnies gazières et pétrolières. Des acteurs qui n’ont affiché aucune volonté de se conformer aux contraintes environnementales. Si elle reçoit l’approbation des actionnaires, la mesure s’ajoutera à l’offensive déjà menée en parallèle à l’encontre du charbon.

Membre de l’alliance bancaire Net Zero depuis quelques jours, BNP Paribas s’est engagée dans une activité 100 % verte d’ici 2050. Pour cela, elle prévoit entre autres de restreindre ses opérations liées à la filière du gaz et du pétrole. Ce sont deux sources polluantes après le charbon.

Cette phase intermédiaire dans la lutte contre le réchauffement planétaire a été présentée lors de l’assemblée générale du groupe. Elle s’est tenue le 18 mai. Ce dernier envisage de diminuer le montant de crédits attribués aux compagnies de production et d’exploration pétrolière. D’ici quatre ans, le niveau global des fonds auxquels elles pourront recourir sera porté à 10 % de moins.

Des actions jugées insuffisantes

Le plan de BNP Paribas s’annonce ambitieux, mais sa concrétisation nécessitera d’abord l’aval des actionnaires. Une décision qui ferait de l’enseigne le deuxième opérateur tricolore ayant amoindri ses financements pour ces types de projets. Ce qui lui permettrait de se placer à côté de Société Générale et de se distinguer davantage dans une comparaison des banques.

Néanmoins, selon les associations environnementales, l’établissement doit encore fournir beaucoup d’efforts pour atteindre la neutralité carbone en 2050. À ce propos, le groupe de la rue d’Antin a refusé de joindre la compagnie pétrolière Total dans son projet en Ouganda. À titre indicatif, cette dernière vise l’extraction journalière de brut à hauteur de 230 000 barils. Dans l’ensemble, le chantier a été estimé à 5 milliards de dollars.

Toutefois, il n’a pas écarté la possibilité d’en financer d’autres dans le cadre d’une exploration ou d’une production. Un positionnement difficilement conciliable avec celui des Nations Unies pour maintenir l’élévation des températures mondiales à moins de 2 C. Pour information, l’objectif de l’organisation consiste à réduire la production de 4 % à 6 % par an.

Accélérer le changement

De son côté, le directeur de l’engagement chez BNP Paribas, Antoine Sire indique :

Nous faisons en sorte d’être en avance sur le scénario SDS de l’agence internationale de l’énergie qui doit permettre d’être aligné sur l’accord de Paris […].

Antoine Sire

Cependant, la banque se situe à mi-parcours d’un processus qui s’annonce long, précise-t-il avant d’ajouter :

En réduisant drastiquement nos financements au pétrole et gaz non conventionnels, nous nous sommes attaqués à des acteurs qui n’avaient pas le projet de s’adapter.

Antoine Sire

Le responsable a ensuite rappelé les mesures prises à l’encontre du charbon. Pour les sociétés qui n’ont pas la volonté de s’en éloigner, l’entreprise n’accorde plus de crédit, souligne-t-il. Enfin, Antoine Sire a dévoilé le prochain objectif à atteindre. Il s’agira d’encourager les leaders pétroliers à amorcer rapidement une transformation profonde qui s’avère, selon le cadre :

Nécessaire s’ils veulent être parmi les fournisseurs d’énergie de demain.

Antoine Sire

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